Namur Le bourgmestre Richard Fournaux a dressé le bilan du mandat qui se termine

Les élections communales 2018 auront lieu dans cinq mois, jour pour jour. Le bourgmestre de Dinant Richard Fournaux tentera de briguer un nouveau mandat. En attendant, l’homme fort dinantais est revenu avec nous sur les six années qui viennent de s’écouler.

Richard, quel bilan tirez-vous du mandat qui se termine ?

"C’est pour moi une des législatures les plus productives qu’on ait eues depuis longtemps. Il y a eu la Croisette, évidemment, mais qui a occulté tout une série d’autres choses. Tout ce qui a été fait pour les commémorations 14-18 par exemple. La famille de Gaulle est venue à Dinant, le Roi également. La statue Charles de Gaulle et le monument aux martyres sont devenus des endroits touristiques. Sans oublier dans ce cadre la rénovation des cimetières et de tous les monuments."

Avez-vous d’autres satisfactions ?

"Oui. Le fait d’avoir pu boucler tous les dossiers de logements, par exemple : Loyers, Lisogne, Sorinne et le Thienne Hubaille. Ça fait plus ou moins 200 habitations qui vont permettre d’attirer des gens avec du pouvoir d’achat. L’autre satisfaction est que le zoning de Sorinne est presque complet et qu’on envisage une extension. Enfin, on a renforcé l’image de marque Sax à Dinant."

Quid des regrets ?

"Le dossier Mont-Fat. Notre dossier aurait dû être subsidié par l’Europe. On n’a par ailleurs pas été assez attentifs aux travaux de voiries qui traînent, comme ceux de la rue de Meez à Bouvignes."

Il y a aussi eu vos ennuis judiciaires. Vous ont-ils fait rater une carrière politique ?

"Je ne sais pas dire. Je suis quand même président de l’Inasep et conseiller provincial en plus de bourgmestre de Dinant qui est, pour moi, déjà une fin en soi. Mais il est clair que pour faire avancer une série de dossiers, il faut être influent à la province."

En cas de réélections, s’agira-t-il de votre ultime mandat ?

"Il est tout doucement temps de passer la main, oui. Après, on verra bien en temps voulu."

Êtes-vous confiant ?

"J’ai bien un avis, mais que je ne dirai pas publiquement."

Sébastien Monmart