Namur Vingt-cinq élèves de 3e secondaire de la Providence y sont inscrits

Notre société est en perpétuelle mutation, les nouvelles technologies font partie de notre quotidien et ce n’est qu’un début. On l’a très bien compris à l’Institut de la Providence à Champion qui vient de lancer une nouvelle classe de troisième. Elle doit son nom STEM (Sciences Technology Engineering Math) aux États-Unis où cet enseignement est pratiqué depuis 2007 comme en Flandre d’ailleurs.

Cette classe propose aux étudiants de 3e année un cours décloisonné en sciences, mathématique et technologie à raison de 2 heures de STEM par semaine mais aussi en interdisciplinarité avec leurs cours respectifs (sciences fortes, mathématiques et informatique). Le but est de ne pas dissocier ces cours mais de rechercher les interactions de façon cohérente entre la théorie, les applications et la pratique.

Pierre Janssens , professeur de mathématique et d’informatique, coordonne ce cours avec ses collègues : "Nous avons la chance d’avoir une école qui dispose d’outils pédagogiques à la pointe des nouvelles des technologies : une salle informatique, des tableaux interactifs, des tablettes pour les élèves. Pour la classe STEM, ce sont les élèves qui ont proposé dix thèmes avec des problèmes à résoudre parmi lesquelles on notera la création d’une éolienne, l’impression en 3D, l’aquaponie ou la réalisation d’une visite virtuelle de l’école."

Trois professeurs pour donner cours à une même classe cela a demandé quelques sacrifices : "Ils ont accepté de prendre une heure sur leur temps libre pour faire fonctionner le projet", nous confie le directeur Olaf Mertens. Une chose primordiale pour Pierre Janssens est la découverte de la solution à un problème posé à l’aide des cours de math, de technologie ou de science et ajoute un élément neuf dans la pédagogie : "Il faut accepter l’échec, ouvrir de nouvelles portes, beaucoup d’inventions résultent d’une erreur. L’élève ou le groupe va rechercher les causes de l’échec et y remédier."

Des milliers de profils STEM sont recherchés sur le marché de l’emploi, c’est une opportunité à saisir.

JDC