Namur Elle sera reconstruite à l’identique pour créer 19 logements avec parking et parc

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La villa Legrand est emblématique pour les Namurois : c’est l’ancien lieu de vie du dessinateur, peintre et poète Jean Legrand dont les personnages D’Josef et Françwès font partie du patrimoine local et trônent sur la place d’Armes.

À l’abandon depuis 15 ans , après de nombreux dossiers et procédures avortées, la villa a subi la dégradation du temps et des actes de malveillance, de sorte que son état actuel ne permet plus aujourd’hui d’envisager sa réhabilitation.

"Elle sera démolie et reconstruite à l’identique, le permis d’urbanisme vient d’être accordé au promoteur Zestred qui a pris le temps de peaufiner son projet", se réjouit l’échevine de l’urbanisme Stéphanie Scailquin.

"Il y sera créé 19 logements, un parking en sous-sol avec entrée par l’arrière, ainsi qu’un parc semi-public accessible non seulement aux habitants, mais aux voisins, passants et touristes la journée, gardant ainsi un lien de la rue Saint Martin avec le bord de Meuse", souligne l’échevine dont les services ont accompagné le porteur de projet.

"Ce projet est issu d’un travail de réflexion préalable mené par une équipe d’urbanistes confirmés - le bureau XMU de Namur - et vise à concrétiser la vision du bureau d’architecture MEGG qui est le lauréat du concours organisé par le développeur pour la réhabilitation du site", rappelait Mathieu Malvaux de Zestred lors de la présentation du projet l’an dernier.

Deux ailes seront ajoutées de part et d’autre de la villa Legrand, d’où l’importance de ce parc. "Par rapport à ce qui était prévu à l’origine, le projet a évolué suite à l’enquête publique. Les ailes seront plus grises que blanches pour mieux faire ressortir la nouvelle villa Legrand et trois places de stationnement ont été ajoutées à l’arrière en maintenant un trottoir", précise Stéphanie Scailquin. On se souvient que certains riverains s’étaient exprimés en ce sens.

Le promoteur s’est donc montré particulièrement à l’écoute. "Il est rare de voir que les porteurs de projets immobiliers fassent appel à un concours d’architectes et laissent beaucoup de place à la créativité", note Stéphanie Scailquin, assez fière de voir bientôt ce chancre céder la place à un nouveau bâtiment de standing.