Namur Deux victimes et deux auteurs cités ! Les faits datent de 2014

Un jeune homme de l’entité, David L., reproche à un policier, Luc, prénom d’emprunt, de l’avoir tabassé dans le commissariat de Fosses-La-Ville. David, lui, est poursuivi pour outrages.

Ce lundi, quatre témoins ont comparu devant le tribunal : trois sont d’accord pour reconnaître que la police avait été particulièrement agressive avec David sans que son attitude ne justifie une telle hargne ! Le dernier témoin, membre du service d’ordre, a reconnu que la police n’avait pas été appelée pour intervenir contre David.

Me Yvon Brion, qui défend les intérêts dudit David, n’a pas voulu s’en prendre à la police pour laquelle il a le plus profond respect mais simplement voulu défendre les intérêts de son client. "Les faits se passent vers 3h45 du matin. Les esprits sont échauffés. David essaye d’établir un dialogue positif mais cela ne plaît pas aux policiers ! Il est embarqué au commissariat pour audition et, là, se moque un peu des policiers en se plaçant directement en cellule. Un policier, Luc, l’assoit violemment sur une chaise et son crâne heurte le mur ! Luc avouera lui avoir donné une ‘baffe’ parce qu’il en avait marre de son comportement puis reviendra sur ses aveux devant le Comité P."

Pour l’avocat au verbe haut , la culpabilité de Luc est évidente. Il réclame une somme de 5.000 € pour l’ensemble des désagréments subis par son client pour lequel il souhaite au moins l’acquittement ou, au moins, une suspension du prononcé, peine sur laquelle le parquet semble acquiescer au même titre que pour Luc, tant l’ancienneté des faits est grande ! Évidemment, Me Bayer, le conseil de Luc, conteste le réquisitoire du ministère public. Il rappelle que 8 policiers ont été nécessaires pour maintenir l’ordre à Soye et conteste les préventions de coups simples reprochés à Luc. Le jugement sera rendu le 1er octobre.

R. Tom