Tournai-Ath-Mouscron N’ayant pas obtenu les informations, le ministre de l’Emploi ne peut pas confirmer les chiffres

Les portes du magasin Carrefour à Froyennes sont restées closes durant quelques jours ces dernières semaines. C’est la conséquence d’une restructuration annoncée au début de l’année par le groupe de distribution Carrefour.

Le député fédéral Paul-Olivier Delannois (PS) et d’autres élus ont amené ce sujet dans l’enceinte de la Chambre.

"En janvier de cette année, le groupe Carrefour annonçait une restructuration importante de son entreprise", rappelle Paul-Olivier Delannois.

"La conséquence s’apparente à une catastrophe sociale, à savoir qu’un licenciement massif des employés a été annoncé. On parle de 1.233 emplois qui seraient perdus au niveau national."

Le site de Froyennes n’est pas épargné. "Le groupe y a annoncé la suppression de 10,5 équivalents temps plein", croit savoir le député fédéral. "La moyenne horaire des travailleurs de Carrefour Froyennes étant de 22 heures par semaine, le nombre de travailleurs qui risquent d’être licenciés équivaut à 17 personnes."

Le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) n’a pas pu confirmer le nombre de personnes licenciées sur le site de Froyennes.

"En raison de la restructuration, il était question d’un total de 1.233 licenciements occasionnés par la fermeture de magasins à Genk et à Angleur, la transformation de trois hypermarchés et supermarchés à Westerlo, Bruges et Haine-Saint-Pierre, d’un hypermarché plus petit à Turnhout et d’une perte d’emplois au siège social à Evere. Mais ces chiffres ont bien été mentionnés dans le cadre de l’annonce."

Le ministre Kris Peeters souhaite que les chiffres annoncés baisseront.

Il indique également qu’il a tenté de glaner des informations relatives aux questions de Paul-Olivier Delannois, sans pouvoir obtenir de réponse claire.

"Mettez-vous simplement à la place du travailleur : si, même au ministre, on ne transmet pas l’information... C’est interpellant" , rétorque le député fédéral.

L’incertitude règne donc toujours. Ce qui ne doit pas être facile pour les travailleurs.