Tournai-Ath-Mouscron Avec d’autres, un individu a commis plusieurs méfaits dont l’agression d’une personne handicapée

En une quinzaine de jours, Bryan et ses comparses auront réussi à commettre de nombreux méfaits au sein de la cité des Géants. Ainsi, ils auront commis le braquage d’une friterie, soustrait avec violence plusieurs objets, dont un cyclomoteur, au préjudice d’un homme surnommé "Le Caniche", volé avec violences le paquet de cigarettes d’une personne handicapée ou encore dérobé un véhicule de l’administration communale d’Ath.

Entendu devant le tribunal correctionnel, Bryan ne niait pas son implication dans l’ensemble des faits. "J’étais à la rue, je ne savais pas vraiment quoi faire pour m’en sortir", assurait-il d’ailleurs devant le président du tribunal. L’homme n’avait pas hésité à se servir d’une arme, un Taser, lors du vol du cyclomoteur. "L’arme était déchargée, je n’ai pas vraiment su m’en servir. Le cyclo volé, je voulais de base le revendre. Comme il ne marchait plus, on l’a finalement jeté dans le canal."

L’agression de la personne handicapée était l’un des faits les plus interpellants. Bryan, en compagnie de Florian et Yoan, lui avait dans un premier temps demandé une cigarette avant de lui proposer de l’herbe, en réalité des sachets de thé. Des bousculades se sont ensuite produites au sein du tunnel près de la gare. "Mon client garde aujourd’hui de très graves séquelles de cette agression, détaille Me Moulin, conseil de la victime. Il ne sort plus de chez lui, il est comme enfermé dans une bulle."

Le représentant du ministère public réclamait alors une peine de cinq ans d’emprisonnement à l’encontre de Bryan et de quatre ans pour Florian et Yoan. Par principe, il s’opposait au sursis. En ce qui concerne le quatrième prévenu, Frédéric, une peine de travail était requise. "Il s’est retrouvé dans la voiture de l’administration communale volée. Il était là par hasard, ce n’était quand même pas malin."

Me Gosselain défendait les intérêts de Yoan et de Frédéric. "Il a participé aux différents faits, mais pas de manière active. Dans ce dossier, comme dans sa vie, il a suivi. Il sait que c’est ignoble de s’attaquer à une personne handicapée, il a d’ailleurs été victime d’une agression au même endroit il y a seize ans. Il a bien réfléchi, je sollicite la suspension du prononcé." La même demande était effectuée pour Frédéric. "Il n’était que la cinquième roue du carrosse."

De son côté, Bryan sollicitait la clémence du tribunal. "J’ai quitté l’entité d’Ath et j’ai trouvé un travail. J’ai respecté les conditions que l’on m’a imposées par la suite…"