Tournai-Ath-Mouscron Le dossier de la nomination de la directrice générale du CPAS est encore revenu sur la table à Antoing

Comme annoncé, le dernier conseil communal avant les élections communales du 14 octobre aura parfois été électrique à Antoing. On sentait effectivement la tension vive entre Jean-Bernard Vivier, tête de liste GO et actuel conseiller de la minorité, et Claudy Billouez (PS), président du CPAS. Ce dernier, en début de conseil, n’aura d’ailleurs pas hésité à tacler le conseiller qui posait des questions sur l’enseignement communal.

"Je suis heureux de voir que vous vous intéressez à l’enseignement communal après en avoir retiré votre fille l’année passée." Le ton était donné…

En fin de conseil, Claudy Billouez revenait sur le dossier de la directrice générale du CPAS, Julie Englebert, dont GO s’interroge sur la nomination. Le président du CPAS rappelait alors une nouvelle fois, et en détail, que la procédure de recrutement avait bien été respectée.

"On attaque une personne sur son travail alors qu’on sait très bien que ce sont de petits règlements de compte. Les deux mains courantes qu’elle avait déposées à une époque contre une personne qui fait partie de votre entourage suite à des atteintes à la vie privée sur Facebook n’y sont pas étrangères. Il est tout de même bon de rappeler que Julie fait l’unanimité de par son travail au sein du CPAS."

Si Claudy Billouez regrettait que GO ait averti la presse en premier lieu, Jean-Bernard Vivier s’en défendait.

"On a envoyé la question au collège et au ministre. On a parlé de cela à personne d’autre, ni à la presse, ni à personne. Par contre, on a trouvé sur les réseaux sociaux des gens qui étaient déjà au courant de tout cela huit jours après. Qui a contacté la presse ? Si vous étiez resté sans en parler partout au bar du CPAS, cela serait resté tranquillement entre le collège, le GO et la ministre."

Un communiqué de presse, daté du 17 août, a pourtant bien été envoyé à différents journalistes…

De son côté, Samuël Vincent (UCA) se montrait fortement agacé par les critiques qui se multipliaient à l’encontre du personnel communal. "On l’attaque de front de plus en plus souvent. Je trouve qu’on dépasse les limites quand le monde politique ou ceux qui tournent autour se permettent de critiquer publiquement le personnel communal. Il faut arrêter, cela devient infernal !"