Tournai-Ath-Mouscron

Lors de son dernier conseil comme bourgmestre, Marc Duvivier s’est voulu rassurant sur les risques de pollution Une page de la vie politique athoise s’est définitivement tournée, vendredi soir, dans la salle des mariages de l’hôtel de ville où s’est réuni une dernière fois le conseil communal avant le coup d’envoi d’ici quelques heures de la nouvelle législature.

Cette ultime séance était la dernière présidée par Marc Duvivier qui, ce lundi soir, cédera son écharpe mayorale à son jeune successeur Bruno Lefèbvre. Le bourgmestre qui profite de ses derniers moments à la tête de la cité des Géants a tenu à saluer le départ de plusieurs mandataires quittant la scène politique athoise. Parmi eux, Séverine De Weireld (MR), Carine Delfanne (PS) et le député wallon Jean-Pierre Denis (PS) ont été mis à l’honneur, de même que José Pettiaux (MR).

Doyen des partants, le conseiller libéral a lui aussi dit adieu avec beaucoup d’émotion à sa fonction après avoir siégé durant une trentaine d’années En marge de la partie protocolaire, l’ordre du jour de ce dernier conseil communal comportait divers points portant sur les finances ainsi que sur les travaux. Il fut aussi question des risques de pollution en lien avec les activités de l’entreprise Flaurea Chemicals (ex Floridienne) à la périphérie de la capitale du Pays Vert. On se souviendra qu’en fin de campagne, un collectif de citoyens inquiets de la présence si près du centre-ville de deux usines Seveso (Flaurea et Höganäs) avait interpellé les candidats des différentes listes via un questionnaire en ligne.

Ces derniers redoutaient des pollutions majeures de l’air, du sol et de l’eau tout en rappelant qu’en 2017, des pétitions avaient récolté plus de 2000 signatures contre la reprise de la production de plomb chez Flaurea.

Sous la pression de la population, la direction fut contrainte d’y renoncer. Le bourgmestre s’est voulu rassurant par rapport à cette problématique environnementale qui a donné lieu à une récente réunion entre la Ville et les responsables de l’usine incriminée. "Comme Flaurea n’en produit plus depuis déjà plusieurs années, les concentrations de plomb sont désormais fortement réduites. Quant au cadmium, de gros efforts ont été consentis par la société pour respecter les normes en vigueur".

Rappelons que la nouvelle majorité a prévu de procéder régulièrement à des analyses de l’air dans le noyau urbain.Bruno Deheneffe