Tournai-Ath-Mouscron

Lors des pénibles inondations de 2010 qui ont marqué une grande partie et particulièrement l’entité de Lessines avec une noyade mortelle à hauteur du village de Deux-Acren, plusieurs constats avaient été réalisés. Dont celui que les ouvrages de rétention d’eau n’étaient plus optimums pour contrer les puissantes montées des eaux.

Jean-Pierre Denis, député wallon PS, s’est inquiété de la réalisation des travaux de modernisation. "La Wallonie a directement pris la mesure de ces importantes inondations et a agi sans attendre. Mais la Flandre a malheureusement tardé, ce qui risquait d’avoir des impacts sur les citoyens wallons. Heureusement, cette zone a été relativement épargnée par les pluies torrentielles et nous pouvons estimer que nos ouvrages ont joué entièrement leur rôle."

Si la Flandre n’effectuait pas les travaux qu’elle devait, Jean-Pierre Denis, études à l’appui, craignait qu’une mauvaise évacuation des eaux en Flandre ne nuise à l’efficacité des barrages et des digues de protection situées en Wallonie.

L’Athois s’en est inquiété auprès du ministre wallon des Travaux publics, Maxime Prévot (CDH). Ce dernier a pu rassurer le citoyen du Val de Dendre. Des travaux sont en cours et d’autres sont programmés en Flandre. Aussi, la concertation entre les deux régions est plus forte.

Les échanges permettent de simuler les crues de part et d’autre de la frontière ce qui donnera un modèle unidimensionnel de toute la Dendre. Un tel procédé devrait permettre une meilleure gestion coordonnée des moyens de lutte, un procédé qui est en cours de validation. Aussi, des deux côtés, on promet un dragage régulier pour favoriser une meilleure évacuation des eaux libres.

Ces travaux ne pourront jamais garantir à la population qu’il n’y aura plus d’inondations en cas de fortes intempéries mais au moins ils peuvent fortement réduire les risques. Ce ne sont certainement pas les riverains du Val de Dendre qui vont s’en plaindre.