Tournai-Ath-Mouscron

Ceux qui ont emprunté le centre-ville d’Ath ces derniers jours ont pu remarquer que le cœur de la cité des Géants était en pleine mutation.

Nous avons déjà fait échos dans nos colonnes des aménagements réalisés sur la place Ernest Cambier. Des aménagements qui avaient divisé en grande partie la population.

Il y avait d’une part ceux qui voyaient d’un bon œil une réappropriation de l’espace public et d’autre part, ceux qui pestaient contre des places de parking de moins en moins présentes dans le centre-ville.

La ville s’était tue face à la critique demandant du temps pour mettre le projet en place. Dans les prochains jours, la population athoise va recevoir une brochure expliquant les divers aménagements. Et les justifiant aussi.

La démarche vise à rendre le centre-ville, non pas aux automobilistes, mais bien aux piétons et autres utilisateurs de mode de déplacement doux. C’est ainsi qu’est né ce projet qui s’articule autour de quatre thématiques : la sécurisation des piétons et des cyclistes, l’art floral et la végétation mise à l’honneur, le bien-être et la santé au naturel privilégiés et le plaisir de flâner dans les rues commerçantes dans le centre-ville.

Une expérience du genre avait déjà été tentée sur le Marché aux Toiles.

C’est une expérience concluante, puisque les détracteurs du projet de place au Potager se sont vite ralliés, si ce n’est l’un ou l’autre, à l’avis général d’une réussite de ce projet convivial.

Bien évidemment, le souci de parking, malgré quelques mesures (voir ci-dessous), ne sera pas réglé, loin de là même.

Mais ces aménagements réalisés avec goût par les services communaux devraient faire oublier aux automobilistes les quelques centaines de mètres qu’ils devront faire à pied depuis les parkings situés aux abords du centre-ville pour flâner et faire quelques emplettes.

L’autre critique que l’on pouvait voir à de nombreuses reprises concernait le coût d’une telle opération.

S’il y a de nombreux partenariats pour réaliser ces aménagements, la ville d’Ath a effectivement dû y aller de sa poche, alors que la situation financière de la commune est loin d’être des plus florissante.

Ces dépenses étaient-elles utiles ?