Tournai-Ath-Mouscron Le suivi autour de la récente chute de pierres fait débat au conseil communal

Véronique Waroux (AC) a interpellé l’échevin du Patrimoine pour savoir si les dégâts récents à la basilique avec les chutes de pierres du haut de la nef centrale vont être traités en phase 1 ou en travaux d’urgence. "En plus, la forêt se développe sur les toitures et les façades. Autrefois, les pompiers intervenaient avec la grande échelle en première nécessité."

À propos des arbres qui poussent, Dimitri Kajdanski (PS) a répondu que ce problème était du ressort de la fabrique d’église. "En avril, lors du conseil de fabrique, le point a été abordé pour faire un appel d’offres. Le bâtiment est classé. La nacelle des pompiers ne peut plus intervenir. Il faut faire appel à des entreprises spécialisées. "

Cinq phases de restauration sont prévues. L’échevin a précisé que la phase 1, à savoir les toitures basses, allait débuter dans les prochains jours. "Concernant la consolidation des grès, qui arrive en phase 3, une étude doit être réalisée pour savoir d’où provient le phénomène. Mais d’abord, il y aura la stabilisation du dôme et la repose de la vierge en phase 2. Cette phase est la plus coûteuse : 1,2 million. On ne peut pas intervertir les phases 2 et 3 car, avant de s’occuper des grès, il est nécessaire de traiter le problème des infiltrations d’eau. La phase 2 fera l’objet d’une modification budgétaire lors du prochain conseil. Les 2 et 3 pourraient être menées de concert, pas avant un an et demi."

En attendant , c’est la solution de la pose de filets qui a été choisie. Véronique Waroux se demande si c’est suffisant. "Les filets seront subsidiés. Mais sinon, on ne touche à rien en travaux d’urgence sur les grès", a dit l’échevin.

Le bourgmestre, Daniel Westrade (PS), a tenu à souligner que le gouvernement wallon avait donné son feu vert pour l’accord-cadre portant sur la restauration avec à la clé 2,5 millions de subsides répartis sur 5 ans, soit 500.000 € par an. "Il faudra ajuster le calendrier des travaux par rapport aux subsides, en respectant ces 500.000 € par an. Je précise que ce plan quinquennal débouche au final sur un taux de subsides de 95 % ! Et on peut encore aller demander 1 % à la Province. Il restera 4 % : 2 pour la fabrique et 2 pour nous. Ce plan, c’est la meilleure solution."