Tournai-Ath-Mouscron

Dans le cadre de son plan Infrastuctures 2016-2019, la Région wallonne a dégagé d’importants moyens budgétaires pour rénover, voire remplacer, toute une série de ponts fragilisés par les outrages du temps. Sur l’ensemble de la législature, l’investissement consenti par le SPW pour l’entretien et la réhabilitation de ces ouvrages d’art avoisinera les 200 millions d’euros.

Traversée par le canal Nimy-Blaton, l’entité de Bernissart comporte, à elle seule, trois ponts vétustes qui bénéficieront d’une petite partie de cette enveloppe en vue de se refaire une beauté.

En raison de son état de dégradation avancée mais aussi du nombre important d’usagers qui l’empruntent, le pont autoroutier 102, à hauteur de Pommeroeul, est le premier à figurer sur la liste des chantiers prioritaires.

Un montant d’environ 11 millions d’euros est inscrit pour remplacer ce pont en béton armé qui surplombe le canal. "Vu l’urgence, le coup d’envoi des travaux est encore prévu en 2017", annonce le ministre Maxime Prévot (CDH). Celui-ci est classé A, c’est-à-dire à réparer en priorité comme une trentaine d’autres ponts situés sur le territoire wallon.

On y a constaté des réactions alcali-granulat susceptibles de provoquer un éclatement du béton de nature à mener la structure à la ruine ! Dans l’attente des travaux, un monitoring est assuré de manière à permettre le maintien de la circulation.

L’ouvrage actuel sera remplacé par un ouvrage mixte constitué de poutres en acier et d’un tablier en béton armé. Autre pont pour lequel un dossier est à l’étude au sein du SPW, celui de la chaussée de Belle-Vue à Ville-Pommeroeul.

Là aussi , un montant non négligeable (environ 2.000.000 €) est inscrit pour financer la reconstruction de cet ouvrage à bielles tendues datant également de l’après-guerre.

Enfin, parmi les dossiers à étudier, citons celui du Risque à Tout, à Harchies. Est-il besoin de rappeler la polémique qu’a suscitée la fermeture du pont dit de la Bush qui, jusqu’en 2016, assurait la jonction entre les villages d’Harchies et de Blaton. La colère des riverains, qui s’est traduite par une pétition, ainsi que celle des autorités communales semblent avoir eu raison de l’obstination du SPW qui, à l’origine, excluait de le reconstruire.Bruno Deheneffe