Tournai-Ath-Mouscron

Les finances du COP, le Centre omnisports du Préau, ont été présentées par son trésorier, l’échevin des Finances Luc Wattiez (PS). L’intervention communale va baisser.

"La situation financière de la commune avait permis de dégager pour 2016 une aide exceptionnelle de 50.000 € et nous dégageons au final un boni de 80.000 €", indique Luc Wattiez. " Depuis trois exercices, nous arrivons à dégager un boni après avoir été en mali durant plusieurs années."

Reconnu Centre sportif local intégré et organisé en ASBL paracommunale, le COP perçoit un subside de 41.000 € de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour être subsidié, il faut pouvoir justifier de certains critères : organisation de stages, moniteurs qualifiés…

Si la situation financière du COP s’améliore, c’est aussi en raison de plusieurs facteurs. "La fréquentation scolaire y est notamment conséquente. Et puis, notre piscine ne ferme pas, contrairement à d’autres. Nous avons aussi changé toutes les machineries et réalisé des économies d’énergie qui se poursuivront avec la rénovation de la toiture et le nouvel éclairage LED", souligne-t-il.

Un citoyen a interrogé la ministre Debue concernant la rémunération forfaitaire perçue par les membres du comité de gestion du COP, dont Luc Wattiez. Pour ce citoyen, cette rémunération n’est pas réglementaire au regard du Code de la démocratie locale. "En plus, Monsieur Wattiez habite à deux pas du COP. Dès lors, parler de frais de déplacement… "

Luc Wattiez ne se démonte pas. "Je perçois un forfait de 625 € pour les frais de déplacement et un autre de 625 € pour les frais de représentation. Ces montants ont été décidés avant mon arrivée et je rappelle que l’ASBL a une personnalité juridique autonome. En plus, dans un courrier, la tutelle avait précédemment indiqué que ces frais étaient autorisés", assure-t-il. "Maintenant, j’ai précisé aussi que le COP est soumis à des contrôles fiscaux et que rien ne nous a été reproché à ce niveau. Quand je regarde mes heures prestées pour le COP, pour la comptabilité notamment, je peux dire que je suis à peine payé un euro de l’heure. Et encore. Je veux bien être rémunéré en frais réels et s’il faut présenter un ticket justificatif à chaque fois, je le ferai. Mais alors, si je compte les nombreux déplacements effectués à Namur et à Bruxelles, je dois être payé quatre fois plus qu’actuellement. Je veux bien passer le relais, je le demande d’ailleurs, mais il n’y a pas de candidats. Ma satisfaction n’est pas de recevoir un forfait mais de voir que le centre tourne."