Tournai-Ath-Mouscron

André Desmarlières, le bourgmestre de Brugelette, a donc bel et bien été exclu par le PS récemment. Son cas n’est pas isolé. Une autre personnalité politique de la région a subi le même sort pour les mêmes raisons que l’homme fort de l’ancienne cité sucrière : l’échevine de Bernissart, Annette Cornelis. Le PS est donc fidèle à ses règles, quitte à perdre quelques sièges lors des prochaines élections.

André Desmarlières, surtout, pourrait faire de l’ombre au parti à la rose en 2018. Mais ces deux personnalités ne pourraient pas être les seules. "Il y a d’autres personnes qui font l’objet d’une procédure", reconnaît Bruno Lefebvre, le président de la fédération sociale de Wallonie picarde.

Le Chièvrois ne donnera pas de nom. Mais l’un de ceux-là est évidemment connu puisqu’il a déjà été lancé dans la presse : Marc Duvivier, le bourgmestre d’Ath. André Desmarlières se plaignait du "deux poids, deux mesures" dans le traitement de son dossier. Mais les dossiers ne sont pas semblables. "La procédure à l’encontre de Marc Duvivier est toujours en cours. Elle a été retardée par le fait qu’à plusieurs reprises, le bourgmestre d’Ath a voulu être entendu par la commission de vigilance du parti."

Et puis, Marc Duvivier y a mis du sien. "A partir du mois de juin 2016, Marc Duvivier a commencé à payer ce qu’il devait." Mais il y a des arriérés. "Et la règle du parti sera appliquée, quoi qu’il arrive."

Des problèmes que ne concerne pas son travail

Enfin, Marc Duvivier a toujours ses problèmes judiciaires qui lui collent aux basques. Des problèmes que ne concerne pas son travail en tant que bourgmestre mais lorsqu’il occupait le poste de secrétaire communal. Il passera d’ailleurs devant la chambre du conseil de Tournai en mai. "C’est à la justice de faire son travail. Mais s’il est inculpé, la justice pourrait le mettre dans une position d’inéligibilité."

Quoi qu’il arrive , on peut se douter que la Fédération socialiste de Wallonie picarde y voit le plus clair possible rapidement. Car les élections de 2018 se profilent tout doucement. Et certains sont déjà bien entrés en campagne. Bruno Lefebvre insistait toutefois sur un point.

Lorsque les hommes ou femmes politiques décident de ne pas verser leur contribution au parti, c’est leur propre Union socialiste communale (USC) qu’ils pénalisent.

"Ces USC bénéficient d’une partie des 10 % pour réaliser des animations et de l’éducation permanente au niveau local. Donc, quand certains élus sont soudainement plus attirés par l’argent que par le respect des règles de départ, leurs USC perdent ces contributions, soit 60 % des 10 %, et éprouvent des difficultés dans leurs missions d’animations, d’éducation permanente et de soutien aux autres élus locaux."