Tournai-Ath-Mouscron La folle embardée d’un tracteur ravive le débat sur l’efficacité de tels aménagements routiers

L’embardée spectaculaire d’un convoi agricole survenue dimanche soir sur la N523, à l’entrée de Brugelette, a ravivé le débat et la polémique sur l’efficacité, voire la dangerosité, de certains obstacles routiers auxquels les villes et communes ont recours pour tenter de contraindre les automobilistes à respecter les limitations de vitesse en agglomération.

À la demande des riverains de la rue de Bauffe mais également de la direction de l’institut Sainte-Gertrude toute proche et de l’école communale, les autorités brugelletoises ont procédé voici déjà quelques années au rétrécissement de la voirie sur cet axe fort fréquenté reliant la chaussée de Mons (N56) à la chaussée de Ghislenghien (N57).

"Auparavant, il y avait des chicanes qui, avec l’accord du SPW et du conseil communal ayant voté à l’époque un règlement complémentaire de police, ont été remplacées par des bacs de fleurs. Ceux-ci sont disposés en vis-à-vis de part et d’autre de la chaussée et ne laissent qu’une distance de 4 m pour le passage des véhicules. D’où l’impossibilité de se croiser en même temps dans les deux sens de la circulation qui est alternée par un système de priorité fléché", indique le bourgmestre André Desmarlières.

C’est un de ses blocs de béton rendus visibles par des réflecteurs et autres catadioptres qui a été violemment percuté et projeté sur une voiture en stationnement par un tracteur. "Ce n’est pas la première fois, hélas, que des véhicules (agricoles) entrent en collision avec ces dispositifs", témoigne un voisin du couple de Shapiens dont la voiture garée devant chez eux a été complètement écrasée suite à la culbute de ce tracteur transportant du foin !

Pour une raison que les experts devront établir, le chauffeur n’est pas parvenu à freiner à temps pour laisser passer une voiture arrivant en sens inverse et le poids de sa remorque a fait basculer son tracteur qui, en se renversant, est allé emboutir sans faire de blessés plusieurs voitures stationnées sur le bas-côté de la route.

Sans vouloir faire le procès de qui que ce soit, on a sans doute frôlé le drame. On ose imaginer, en effet, ce qu’il serait advenu si l’accident s’était produit en semaine à la sortie des écoles.Bruno Deheneffe