Tournai-Ath-Mouscron À vendre, le site désaffecté intéresse toujours Pairi Daiza ainsi qu’un autre investisseur potentiel

Le parc Pairi Daiza n’a pas totalement abandonné l’idée d’acquérir pour ses futurs et nombreux projets le site de l’ancienne sucrerie de Brugelette. Depuis sa fermeture en 2008, celle-ci a fait place à un chancre qui attend toujours une reconversion digne de ce nom.

À l’occasion de l’ouverture de l’expo consacrée aux dinosaures, le fondateur du domaine animalier de Cambron-Casteau a brièvement évoqué le sujet dans son discours. Éric Domb n’a pas caché que la partie sèche et constructible du site de la défunte sucrerie continuait de l’intéresser.

Compte tenu de son développement exponentiel, le parc disposerait là d’un emplacement idéal pour bâtir des appartements destinés au personnel supplémentaire qu’il faudra engager une fois que Pairi Daiza sera en mesure d’offrir à ses lointains visiteurs des infrastructures hôtelières leur permettant de dormir sur place.

On se souviendra qu’en 2016, la commune convoitait elle aussi cette friche industrielle dont la Région wallonne est désormais propriétaire.

À l’époque, le collège avait répondu à l’appel à projets Quartiers nouveaux du ministre Di Antonio, mais son dossier n’avait finalement pas été retenu. Actuellement, le site est toujours à vendre, mais les candidats investisseurs ne sont pas légion.

Lors du dernier conseil communal, Xavier Coenen (Ecolo) a proposé sans succès le rachat par la commune des bassins de décantation pour en faire une réserve naturelle comparable à celle désormais ouverte au public à Frasnes.

"La commune n’a pas les moyens financiers et humains ni les compétences pour se lancer dans une telle opération. Pairi Daiza serait bien plus apte que nous à gérer cette zone humide d’intérêt biologique. N’oublions pas non plus que le SPW n’envisage pas de vendre le terrain par lots mais en un seul morceau", argumente le bourgmestre André Desmarlières.