Tournai-Ath-Mouscron À plus long terme, le site Lucas, du nom d’une ancienne usine à chicorée, pourrait accueillir un home

La première phase des travaux de réhabilitation du site Lucas vient enfin de démarrer à la rue des Déportés. Celle-ci consiste en la démolition des vestiges d’une ancienne usine jadis spécialisée dans la transformation de la chicorée. Il y a déjà bientôt dix-huit ans que la commune a racheté ce chancre tout proche de l’hôtel de ville et de la place.

"La procédure a traîné en longueur car dans le cadre des sites à réaménager (SAR), le SPW a dû au préalable désigner un bureau d’études afin d’établir un rapport d’incidence environnementale", commente Didier Strebelle, échevin des Travaux.

Ce bureau a ensuite proposé une série de nouvelles affectations telles que la construction de logements pour personnes âgées et handicapées, mais également une offre de stationnement qui fait actuellement défaut dans ce quartier. L’an dernier, la commune a introduit un dossier en vue d’aménager deux aires de parking à l’emplacement de cette friche industrielle de 74 ares.

La première prévoit au bas de la parcelle la création de 21 emplacements pour les riverains, dont deux réservés aux personnes à mobilité réduite (PMR). Coût de l’investissement : 58.000€ sur fonds propres. À l’heure actuelle, les habitants de la rue des Déportés ainsi que les patients d’un médecin sont obligés de se garer devant leur domicile ou le cabinet médical.

Cela rend impossible le passage dans les deux sens de circulation. "Cette voirie a déjà été le théâtre de nombreux accidents impliquant des véhicules débouchant du chemin d’Attre avant de remonter la rue des Déportés."

La commune avait, en outre, pour objectif d’aménager dans la partie haute, cette fois, un parking de 44 places prioritairement réservées au personnel de l’administration communale et du CPAS ainsi qu’aux visiteurs.

C’était sans compter sur l’avis défavorable du SPW qui a jugé ce projet trop éloigné de la philosophie des SAR.

"La demande sera réintroduite le jour où nous aurons une vision plus globale de la reconversion du site Lucas. La commune a eu des contacts avec un promoteur privé susceptible d’y bâtir une maison de repos. Le terrain est idéalement situé pour accueillir un home d’une septantaine de lits. En l’absence d’une structure de ce type sur le territoire de l’entité, celle-ci serait vite remplie", conclut Didier Strebelle.