Tournai-Ath-Mouscron

C’est hier que se clôturait la nouvelle enquête publique sur le projet d’extension du parc Pairi Daiza. Pour rappel, le délai de consultation auprès de la population a dû être prolongé d’une quinzaine de jours à la suite d’une erreur imputable à une employée de l’administration brugelettoise. L’intéressée avait omis d’afficher l’avis d’enquête aux valves de l’hôtel de ville.

En dépit des importantes modifications que Pairi Daiza a déjà apportées à son ambitieux projet Wilderness inspiré des contrées nord-américaines, des riverains, certes moins nombreux, continuent à s’y opposer, comme le confirmait Véronique Gaspard à quelques heures de la fin de l’enquête publique.

"Nos services ont dû joindre au dossier une pétition signée par 13 habitants des rues du Berceau et de la Crampe, qui sont géographiquement les plus proches de la zone où le parc envisage de s’agrandir", indique la conseillère en aménagement du territoire au sein de la commune.

Les pétionnaires craignent de subir des nuisances sonores, olfactives et visuelles. Notre interlocutrice fait encore état de deux nouvelles réclamations émanant du Cercle d’histoire et d’archéologie d’Ath et de l’Association Marcel Thémont dont les membres militent pour la sauvegarde du patrimoine spécifiquement brugelettois.

Dans sa configuration actuelle, ces sociétés s’opposent au projet hôtelier Wilderness, qui prévoit la destruction d’une partie du mur d’enceinte monastique de l’ancienne abbaye de Cambron-Casteau.

"Ce mur datant du XIIIe siècle est un des rares enclos monastiques médiévaux conservés dans leur intégrité en Europe occidentale et le seul vestige de ce type à subsister en Belgique. Sa démolition représenterait une perte considérable pour un site dont la cohérence patrimoniale et historique a déjà été considérablement altérée", argumente Christian Cannuyer, porte-parole de l’Association Marcel Thémont.

Pour Jean-Pierre Ducastelle, président du CRHAA, raser ce mur moyenâgeux s’apparenterait à un acte de vandalisme ! Du côté du parc, on a du mal à comprendre que ces institutions soucieuses de préserver le domaine cistercien, aujourd’hui déclassé, tel qu’il était avant d’être transformé en jardin zoologique ne se soient pas manifestées pour l’acquérir à l’époque où celui-ci était à vendre.