Tournai-Ath-Mouscron 6.800 personnes étaient sur la place Reine Astrid pour la retransmission de Belgique - Japon

La Belgique atteint les quarts de finale de la Coupe du Monde de football et à Tournai, des commerçants se frottent les mains.

Huit commerçants avaient décidé d’unir leurs forces et de collaborer avec la Ville de Tournai et la zone de police du Tournaisis pour proposer la retransmission des matches de football des Diables Rouges sur la place Reine Astrid.

Et ce lundi soir, pour la rencontre face au Japon, la police a compté 6.800 personnes. Pour l’instant, les chiffres de l’Euro 2016 sont presque doublés.

"Nous tournons à plein régime", lance Robert Delvigne pour le collectif de commerçants. "Nous doublons quasiment le nombre de personnes mais en recettes, nous ne voyons pas forcément la différence. Nous ne pouvons exploiter le site que deux heures après la fin du match et en réalité, nous ne pouvons vendre de tickets que pendant une heure après la fin du match. Nous avons ensuite encore une demi-heure pour débiter. Il reste une demi-heure pour vider le site."

Malgré cela , l’opération des commerçants est rentable à partir du quatrième match. "Mais cela reste un pari risqué. En dépenses, il faut compter les assurances en responsabilité civile, contre le vandalisme pour l’écran, la location de l’écran qui est de 25.000€, la Sabam, des frais de gardiennage la nuit… La Ville prend en charge tout ce qui est lié à la sécurité et à l’hygiène. Mais s’il y a une menace d’attentat par exemple, la manifestation peut tout simplement être annulée. S’il pleut, il n’y aura personne sur le site. La météo, c’est un élément prépondérant. Et il faut dire que nous avons de la chance pour l’instant."

Jusqu’à présent donc, tout se passe très bien. "Il semblerait qu’il y ait eu quelques incidents en ville après les matches, mais est-ce lié à la place Reine Astrid et aux retransmissions ? Je l’ignore. Sinon, sur le site, c’est bon enfant. Il n’y a aucun incident, il y a une excellente ambiance, de l’enthousiasme, de la fête, de la farandole. Nous montrons aussi que des commerçants, quand ils se mettent ensemble, peuvent créer quelque chose. Nous sommes entre 60 et 80 à travailler sur le site à chaque match. Tout le monde sait ce qu’il doit faire. Les services techniques communaux font également un excellent boulot. La police aussi. C’est une machine bien huilée."

Et Robert Delvigne de conclure : "C’est une véritable fête populaire. Il y a peu d’événements qui drainent autant de public, à part le carnaval. On draine quand même entre 6.000 et 8.000 personnes pour chaque retransmission, et ce n’est pas terminé. On peut rêver."