Tournai-Ath-Mouscron

Le MR annonce un accord constructif entre le bourgmestre en titre et son dauphin.

Le conseil communal de Celles-en-Hainaut était très attendu ce jeudi soir. D'ailleurs, le public soucieux de connaître le nouvel épisode de la saga entre Véronique Durenne et Michel Pecquereau, la bourgmestre en titre et le bourgmestre ff, tous les deux de la phalange MR du cartel CelDM (MR-PS), était présent en masse.

Avant l'entame de l'ordre du jour du conseil communal, la bourgmestre Véronique Durenne (CelDM – MR) prend la parole. Elle lit un communiqué du MR de Celles. “ Nous avons conclu un accord constructif qui verra l’organisation du collège communal repartir sur des bases plus efficaces, dans l’intérêt de la commune de Celles et de ses habitants. Cet accord sera présenté lors d’un prochain conseil communal.”

Michel Pecquereau redeviendra probablement bientôt maïeur ff. Véronique Durenne lui avait retiré le titre après un nouvel épisode de ce conflit qui les oppose depuis le lendemain du scrutin communal. La plainte pour tentative de coups aurait même été retirée.

Mais ces propos ne convainquent pas la minorité. “Vous donnez une image lamentable. On dirait un vaudeville avec de mauvais comédiens. On se pose dès lors beaucoup de questions sur la gestion de la commune. Mais espérons que vous agirez maintenant en adultes responsables, pour le bien de la commune et du personnel communal”, glisse Alain Huvenne (Celles Autrement).

Jean Delestrain, pour le groupe IC, ajoute : “Allez-vous sortir du bac à sable et rejoindre la cour des grands ? Votre guerre d’égo nuit au personnel communal et aux citoyens cellois.”

Toujours au sein du groupe IC, Thierry Bauffe soupire : “Comment continuer dans un cirque pareil ? Ce communiqué, c’est le sommet de l’hypocrisie. On veut faire croire que tout d’un coup, tout va bien dans le meilleur des mondes. Je suis scié…”

Pour le PS, Yves Willaert dira qu'il est ravi de cet accord et ajoutera que la commune a continué à tourner malgré le conflit.

Mais cet “ apaisement ‟ est, c'est certain, forcé. Le MR national veut éviter une nouvelle débâcle de son mouvement en Wallonie picarde, après le putsch manqué à Leuze-en-Hainaut. Et quand on force deux personnes à faire la paix, les bidons ne s'arrangent pas.