Tournai-Ath-Mouscron

Victime du syndrome de Gilles de la Tourette, Loan (prénom d’emprunt) faisait face au tribunal correctionnel de Tournai suite à un trafic de stupéfiants. Du mois de février 2014 au mois de janvier de l’année suivante, le prévenu aurait ainsi vendu du cannabis. Son cas était alors aggravé par le fait qu’il aurait vendu à un mineur de moins de 16 ans.

"Je reconnais les faits", expliquait le prévenu à la barre. "Par contre, je n’ai jamais rien vendu. C’était uniquement de la dépanne, il n’a jamais été question d’argent. Quant au mineur en question, je le connaissais mais je ne m’entendais pas bien avec lui." L’homme âgé de 24 ans assurait ainsi acheter pour 200 € de cannabis par mois afin de pouvoir consommer un gramme par jour.

Son conseil , Me Petit, expliquait que ses parents étaient au courant de cette consommation. "Elle avait surtout pour but de calmer les symptômes de sa maladie. Le tribunal doit tenir compte de son cas médical."

Une peine de travail était alors sollicitée afin de ne pas préjudicier sa vie future.

"Mon client a toujours été constant dans ses déclarations. Il a toujours contesté s’être livré à une certaine vente. Il dépannait des connaissances et récupérait juste ce qu’il avait dépensé pour acheter ces produits. Il n’était à ce moment-là pas conscient des implications pénales de son comportement. Il voyait cela comme un service rendu qu’il a depuis totalement stoppé. Cela restait de toute manière faible puisque l’actif illégal sur un an se chiffre à 100 €."

Le représentant du ministère public ne se montrait pas défavorable à la peine de travail sollicitée. "Il est cependant hors de question de banaliser un tel comportement. C’est pour cela que la durée de la peine de travail devra être suffisamment importante. 240 heures seraient adéquates."