Tournai-Ath-Mouscron Du collège Saint-Henri à la Stella Adler Academy, Sebastien Cipolla a réalisé son rêve.

Parfois, il faut savoir prendre ses distances et quelques risques pour trouver sa voie. C’est ce qu’a compris, il y a plusieurs années, Sébastien Cipolla.

Ce Tourquennois de 36 ans, qui a fait la majeure partie de ses études de tourneur fraiseur en commandes numériques au collège Saint-Henri à Mouscron, a voyagé aux quatre coins du monde, avant de trouver son bonheur. "Je suis parti un an à Montréal, j’ai travaillé dans le sud de la France, avant d’émigrer vers Sidney pour créer une entreprise de relations entre la France et l’Australie", explique Sébastien.

Et c’est finalement là que le nordiste a eu une révélation, par hasard. "Puisque je n’avais qu’un visa temporaire, je voulais le prolonger. Pour cela, je me suis inscrit dans une école d’acting, de comédien. Si j’y suis allé juste pour rester en Australie, j’ai finalement décidé de tout arrêter pour m’y consacrer à fond. C’était une véritable découverte et j’ai su que je voulais en faire mon métier."

Sur les conseils du directeur de l’école, Sébastien a donc décidé de rejoindre un autre continent et d’établir ses quartiers en Californie. Plus précisément à Los Angeles. "Le but était de m’améliorer au niveau de l’acting, mais aussi de maîtriser au mieux l’anglais, de manière neutre, sans trop d’accent, ce qui n’est pas le cas lorsque l’on vient de France", précise Sébastien avec le sourire.

Sur place, le Hurlu d’adoption s’est ainsi inscrit à la prestigieuse Stella Adler Academy. "J’en suis désormais diplômé. Cela m’a permis de participer à différents films, courts-métrages ou encore des séries. D’ailleurs, l’un des films dans lequel je joue et qui s’intitule So you want to be a gangster a vu sa bande-annonce présentée au Festival de Cannes. C’est évidemment une fierté."

Dernièrement , Sébastien a également réalisé un tout nouveau projet, avec son dernier court-métrage Things Happen. "Pour ce projet, j’ai endossé ma casquette d’acteur, mais aussi celles de scénariste et de producteur. La bande-son a également été composée de toutes pièces par un véritable orchestre. C’était une superbe expérience. D’ailleurs, je dois remercier les 68 personnes qui m’ont soutenu via le site de crowdfunding Digogo", conclut l’acteur.