Tournai-Ath-Mouscron Le MR estime que les contrôles avec les radars répressifs sont trop nombreux. La police réplique, chiffres à la clé

Un vif débat est survenu ce lundi soir au Conseil de police de Comines-Warneton au moment d’aborder le budget 2018. Un budget approuvé par tous les élus à l’exception du MR dans la minorité.

"Nous avons toujours soutenu une police efficace, performante, disposant de tout le matériel pour la sécurité du citoyen, à son domicile et sur la route", explique Alice Leeuwerck (MR). "Mais une amertume est née au sein de la population. Elle connaît des modifications majeures de la mobilité : la mise à 90 km/h de la RN58, de nombreuses déviations suite à d’interminables travaux, les charrois lourds de tout type dans les centres… Tout ça a amené la majorité Action- (CDH)-PS à prendre des mesures."

Alice Leeuwerck évoque les radars, préventifs et répressifs surtout. "Oui, la police a plus que rempli sa mission de prévention. Serait-elle aujourd’hui devenue surtout une police répressive, dans le but de remplir les caisses de l’État fédéral ? Nous ne cherchons pas à défendre les chauffards ni les rois de la vitesse. Nous nous offusquons seulement de ce que nous considérons comme une chasse aux sorcières mise en place à Comines-Warneton par l’usage excessif et disproportionné des radars."

Ces propos ont choqué l’échevin de la Mobilité Didier Vandeskelde (Action - CDH). "Nous avons fait des réunions d’Agenda 21 et à chaque fois, les citoyens signalent que les gens roulent trop vite dans leur rue, ils demandent la présence de radars et nous ne faisons que répondre aux demandes de la situation." Le chef de corps de la police de Comines-Warneton, Sébastien Dauchy, a également tenu à répondre.

"Je peux comprendre que les Lidars sur la RN58 fâchent. Mais ce n’est certainement pas pour faire rentrer de l’argent dans la caisse de l’État ni de la commune. Le but est d’effectuer les contrôles en fonction d’éléments objectifs. Il y a les plaintes des riverains qui peuvent être corroborées par les faits, par le nombre d’accidents. Nous plaçons le radar préventif et, dans bien des cas, le radar répressif suit la semaine suivante. 80 % des contrôles sont annoncés via Facebook, Coyote… Cela contribue à la prévention. Et depuis le début de l’année, nous déplorons 16,95 % de taux d’infraction. L’année passée, pour toute l’année, nous en étions à 22 %."

Les résultats sont donc positifs pour l’instant. "Mon objectif est clair : ce n’est pas de faire du chiffre mais bien de faire baisser le nombre d’accidents, surtout avec blessés, ou mortels. En 2016, nous avions 58 accidents avec décès, blessés et blessés graves. Nous en sommes à 36 pour l’instant"¸souligne Sébastien Dauchy.

À noter enfin que seuls deux accidents sont à déplorer depuis le 1 er juillet et les nouvelles dispositions de la RN58 : la réduction de la vitesse maximale à 90 km/h et la possibilité pour les convois agricoles de prendre cette RN58. Aucun de ces accidents n’a impliqué de convoi agricole.