Tournai-Ath-Mouscron C'est en tout cas la réponse apportée par le Gouverneur de la Province de Hainaut au groupe Ecolo de Comines-Warneton.

L'affaire avait fait grand bruit en septembre dernier à Comines-Warneton. En effet, la bourgmestre ff de la commune, Marie-Eve Desbuquoit avait décidé d'ajourner un point qui avait pourtant été ajouté à l'ordre du jour du conseil communal du 19 septembre à la demande du groupe Ecolo.

"Lors des Conseils Communaux, tous les conseillers communaux ont le droit, sinon le devoir de préparer des questions d'actualité et d'ajouter des points à l'ordre du jour : ceci dans le cadre du règlement d'ordre intérieur", assure le groupe Ecolo de Comines-Warneton dans un communiqué.

"Le 11 septembre, notre groupe a demandé l'ajout d'un point ayant pour objet de débattre de l'agriculture locale. Dans un premier temps, le point a été accepté et transmis à tous les membres du Conseil Communal comme la loi le prescrit. Ce n'est que le jour du Conseil Communal, le 19 septembre, à la toute fin de séance publique, que la Bourgmestre ff a interdit à Philippe Mouton de prendre la parole pour présenter le point prévu aux prétextes qu'une enquête publique était en cours concernant les projets Taveirne et que les décisions revenaient au Collège Échevinal..."

Évidemment, Philippe Mouton n'en est pas resté là et a déposé plainte auprès du Ministre de Tutelle qui a transmis le dossier au Gouverneur de la Province de Hainaut, l'autorité de la tutelle sur la Ville de Comines-Warneton lui revenant.

Et la réponse du Gouverneur est visiblement à l'affaire du groupe Ecolo. "Le Gouverneur précise que la décision d'ajourner un point ajouté à l'ordre du jour d'un Conseil Communal ne peut être prise par la Bourgmestre ff seule et qu'il faut un vote du Conseil Communal pour le faire. À l'avenir, la Bourgmestre ff devra appliquer la loi et les règles en vigueur dans les Conseils Communaux."