Tournai-Ath-Mouscron La justice a souligné l’état déplorable dans lequel ils se trouvaient, comme un chat sphinx retrouvé dans une cage à lapin

Une sortie avec son fils à la foire en août dernier aura coûté beaucoup à Jérôme (prénom d’emprunt), un homme âgé de 39 ans. En effet, l’individu s’est retrouvé en détention préventive suite à un problème survenu avec le compagnon de son ex. C’est justement cette dernière qui a profité de la privation de liberté de son ancien partenaire pour alerter la police quant à la situation déplorable dans laquelle se trouvaient ses animaux.

Des agents de police se sont alors rendus sur place et ont constaté par eux-mêmes la triste vérité. Ils ont ainsi retrouvé sur place un chat de race sphinx enfermé dans une cage à lapin. Ce dernier, privé d’eau et de nourriture, était alors en situation d’hypothermie.

L’homme comparaissait donc devant le tribunal correctionnel afin de s’expliquer sur ces faits. "Je venais de nettoyer la maison. Comme c’est un chat d’intérieur, je l’avais placé dans cette cage dans le garage par simple facilité, assurait-il. Je suis ensuite sorti avec mon fils, je comptais libérer le chat en rentrant. Évidemment, je n’avais pas prévu le fait que j’allais me retrouver privé de liberté…"

D’autres animaux ont été retrouvés sur place, dans des conditions plus que délicates, comme l’expliquait le représentant du ministère public.

"Les forces de l’ordre ont également pu constater la présence d’un caïman, qui se trouvait dans ce que l’on pourrait bien nommer un cercueil, puisque le reptile n’avait pas la possibilité de se retourner à l’intérieur. Deux chiens très maigres étaient également présents, tout comme un boa constrictor à l’intérieur d’un terrarium qui n’était pas du tout approprié. Le comble, c’est qu’il a demandé réparation auprès des policiers car il leur reprochait de ne pas avoir nourri ses poissons de manière adéquate. Malheureusement pour lui, les policiers avaient déjà remarqué que certains de ses poissons étaient morts."

Suite à cela, une peine d’amende de 1.000 € tout comme une interdiction pour le prévenu de détenir des animaux étaient requis.

Depuis la découverte des faits, les animaux de Jérôme ont alors été saisis. "Et mon client n’a rien pu faire contre cela, il a dû s’y résigner, détaillait son avocat, Me Rodriguez. Cela a été un drame absolu pour lui et déjà une fameuse peine. Mon client conteste la moindre maltraitance envers ses animaux. De plus, sa détention préventive est évidemment un cas de force majeure ! Je sollicite donc son acquittement."