Tournai-Ath-Mouscron L'émotion était vive vers 00h30, lorsque les membres du collège échevinal ainsi que le président du cdH se sont exprimés devant le CAM (centre administratif de Mouscron).

"Il était d'une grande bonté. Il aimait sa ville et il avait une belle intelligence humaine. Je suis consterné par cet acte arrivé ce soir. Je me devais de me déplacer jusque Mouscron" expliquait, Benoit Lutgen, les yeux chargés.


"Cette nuit, c'est tout le cdH qui est en deuil, toute la Wallonie. J'ai une pensée émue pour la famille proche, les amis et également pour les mandataires" a ajouté le président de parti.

Michel Franceus, premier échevin de la ville et partenaire depuis de nombreuses années auprès d'Alfred Gadenne, a lui aussi pris la parole au nom du collège.

"Le collège assure la famille de son soutien entier et fraternel. Dévoué comme nul autre à sa ville et à ses concitoyens, Alfred a toujours montré le chemin de la loyauté, de la justice et d'une gestion humaine des dossiers, comme de son personnel. Proche de tous, Alfred laisse le souvenir d'une personne de qualité, infatigable, ne ménageant aucun effort pour que Mouscron reste, selon une expression qui lui était chère, une ville où il fait bon vivre."

Michel Franceus a ensuite ajouté que l'heure était au recueillement et non aux responsabilités administratives. Les membres du collège se sont ensuite mis en cercle devant le CAM. Ils se sont recueillis sobrement en évoquant les qualités d'Alfred Gadenne.

Plus tard, certains échevins se rappelaient que quelques heures plus tôt, le bourgmestre était d'humeur très blagueuse. Alfred Gadenne avait justement organisé son apéritif annuel ce dimanche 10 septembre.

Selon Christian Henry, le procureur du roi de l'arrondissement judiciaire de Tournai-Mons, de plus amples informations suivront dans la journée de mardi.

Du côté des riverains l'incompréhension est grande. "C'était un homme profondément humain. Il n'aurait pas fait de mal à une mouche. Mouscron est un gros village. J'ai connu sa famille. Je suis très bouleversé." 

Cela faisait de nombreuses années qu'Alfred Gadenne s'occupait personnellement de l'ouverture et la fermeture du cimetière de Luingne. C'était une manière de plus pour lui d'effectuer une tâche citoyenne. Le dossier d'ouvertures et de fermetures des parcs et cimetières était en cours de traitement. Il envisageait de laisser les gardiens de la paix s'en occuper dans le futur.