Tournai-Ath-Mouscron Les chiffres de la criminalité du quartier de la gare sont en baisse.

La zone de police du Tournaisis occupe régulièrement le terrain du quartier de la gare de Tournai. Une présence qui porte ses fruits. Les chiffres en matière de criminalité sont globalement en baisse.

En 2015, 207 faits criminels ont été constatés dans le périmètre du quartier de la gare, contre 242 en 2014 et 248 en 2013. Plus de la moitié des faits enregistrés concernent des vols : 118, dont 15 avec violence. Suivent ensuite : 25 P-V pour coups et blessures, 22 P-V pour dégradations et 15 pour des stupéfiants.

En outre, 51 délits plus légers ont fait l’objet de sanctions administratives communales en 2015. Ce nombre augmente car il était de 34 en 2014 et en 2013. Mais cette hausse est également due à une politique plus active en matière de sanctions administratives. Parmi les 51 faits répertoriés l’an passé, 22 P-V ont été dressés pour consommation d’alcool et 11 P-V pour urine sur la voie publique.

En outre, en 2015, des agents ont passé 822 heures dans le quartier de la gare afin de sécuriser ce périmètre. Ces patrouilles, qu’elles soient réalisées par un maître-chien ou des policiers en binôme, sont nécessaires, car elles sont déjà dissuasives.

"Nous avons mis sur pied un plan d’actions grâce auquel nous obtenons des résultats probants. Si nous ne sommes plus sur le terrain, ça va repartir", indique le chef de corps de la zone de police du Tournaisis, Philippe Hooreman.

Sur place, Marc Dejonghe, gérant du café Le Régina, sur la place Crombez, constate effectivement que la situation s’est améliorée dans le quartier. "Tout n’est pas rose bien sûr mais cela se calme. C’est flagrant. Les clients le disent aussi", se réjouit le cafetier.

Les commerçants du périmètre de la gare ont d’ailleurs créé une association afin de redonner des couleurs à leur quartier. "Quand un quartier est délaissé, cela peut laisser la place à la criminalité ou du moins aux agissements suspects. En organisant des festivités, nous voulons obtenir l’effet inverse" , conclut Marc Dejonghe.