Tournai-Ath-Mouscron

Vendredi, Écolo Péruwelz faisait état d’un document du Service public de Wallonie concernant la demande de permis pour la régularisation et l’extension des activités d’Ecofrost, société spécialisée dans la transformation de la pomme de terre. L’extension de l’entreprise était à l’instruction mais le rapport du SPW datant de juin fait état d’un avis défavorable.

Il y est fait mention de soupçons de fraude à la taxe sur le déversement des eaux usées industrielles, de fraude sur le prélèvement des eaux souterraines ou d’infraction au décret relatif à l’environnement.

Contactée, l’entreprise Ecofrost se défend de vouloir jouer les cow-boys en matière de respect de l’environnement. "En juin dernier, nous avons eu contact avec le SPW, qui souhaitait des précisions. L’étude d’incidences n’a peut-être pas été assez technique", avance Olivier Maes, représentant d’Ecofrost.

"Nous devons apporter des compléments d’information, notamment au niveau de la capacité de notre station d’épuration et des quantités d’eau utilisées. Bref, nous devons réexpliquer notre process, la manière dont nous prélevons l’eau, via la SWDE, la récupération et le captage."

À propos de l’eau, la société tord le cou à plusieurs arguments mis en avant, notamment le fait que sa station d’épuration n’aurait pas une capacité assez importante.

"Or, nous récupérons 30 % des eaux traitées pour les réinjecter dans notre processus", précise Olivier Maes.

Ecofrost a fait appel à plusieurs bureaux d’experts pour clarifier sa demande de permis d’extension.

"Nous savons que la balle est dans notre camp. Mais nous aurons besoin de plusieurs semaines pour être prêts. En attendant, la procédure d’extension est suspendue", poursuit Olivier Maes. "Nous pouvons comprendre l’action des partis politiques et les craintes des riverains, notamment en fonction de la pollution relevée il y a trois ans, mais aussi en matière d’odeurs par exemple. C’est un sujet que nous avons abordé avec le SPW."