Tournai-Ath-Mouscron Le groupe Ecolo observe avec de grands yeux le cartel GO qui se déchire.

Le MR a quitté la semaine passée le groupe GO (CDH - MR). À trois mois des élections, il fallait oser. Les échevins René Smette et Agnès Vandendriessche notamment ont claqué la porte suite à l’arrivée sur la liste d’André Demortier et de Christelle Loiselet (Oser + le citoyen), des ennemis du bourgmestre Marc D’Haene (CDH). Mais ce dernier a accepté la proposition de la tête de liste, Christian Catteau, à l’issue du dernier conseil communal. Un conseil présidé par Marc D’Haene, qui avait ainsi conclu une journée bien arrosée.

Le groupe GO continue de se déchirer. Le partenaire socialiste observe. Et le groupe Ecolo est au balcon. "Ils vont faire le feuilleton de l’été. C’est pénible pour la population d’être confrontée à ça. On croit même deviner des accès de violence du bourgmestre à l’égard de la directrice financière. Le personnel communal ne doit pas être très bien en ce moment, lance Philippe Annecour. S’il y avait un mot pour résumer ma pensée, c’est lamentable. Nous sommes en train de perdre toute crédibilité. Marc D’Haene dit tout et son contraire. Sa parole n’a plus aucune valeur. Et puis, il y a la tête de liste Christian Catteau qui prend des décisions sans concertation. Il n’avance rien comme projet politique. Il compte sur sa popularité pour l’emporter. C’est devenu n’importe quoi."

Pour Philippe Annecour, la politique proposée par Marc D’Haene, c’est du passé. "Il faut faire changer les choses, amener une autre manière de faire de la politique à Pecq. Rester seul dans son coin, sans se concerter avec personne, en s’appuyant seulement sur ses connaissances, en se basant sur son carnet d’adresses, comme le fait Marc D’Haene, ça a peut-être marché mais maintenant, c’est fini. Marc D’Haene a consacré sa vie à Pecq, c’est bien, mais sa manière, c’est exactement ce qu’il ne faut plus faire aujourd’hui. La politique de comptoir, c’est terminé."

Philippe Annecour semble plaindre le PS et le MR, qui auraient peut-être dû se révolter plus tôt. Et que dire d’Oser + le citoyen d’André Demortier ? "Il est persuadé que les électeurs vont le suivre alors qu’il rejoint son ennemi juré. Ses voix ne lui appartiennent pas."

Le groupe Ecolo, qui compte deux sièges au conseil communal, pourrait tirer les marrons du feu. "Je l’ignore. Nous devons seulement continuer à travailler comme nous l’avons fait pour faire changer les choses à Pecq. Pour amener une autre manière de faire de la politique. J’espère juste que le populisme ne va pas passer devant. L’électeur a les clés du scrutin."