Tournai-Ath-Mouscron

Les milliers d’opposants qui ont signé une pétition de part et d’autre de la frontière linguistique pourraient inciter l’investisseur à revoir sa copie.

Quelques jours après la commune flamande de Herne, c’est au tour de la ville d’Enghien de se prononcer officiellement contre le projet d’implantation en bordure de la frontière linguistique de trois éoliennes de 150m de haut pour lesquelles le groupe Colruyt a introduit une demande de permis auprès des autorités du Brabant flamand. Pour rappel, celle-ci émane d'Eoly, la filière verte du géant belge de la grande distribution. Au terme de l’enquête publique, le collège enghiennois disposait d’un délai de 30 jours pour statuer sur cet épineux dossier qui, de part son ampleur, soulève depuis plusieurs semaines une tempête de protestation tant en Flandre qu’auprès des riverains situés sur le versant francophone. Ces derniers seraient les premiers impactés par les nuisances visuelles et sonores d’un tel projet contre lequel plus de 10.000 personnes ont manifesté leur opposition en signant une pétition. Aux dernières nouvelles, l’opérateur Colruyt - Eoly serai prêt à revoir sa copie en mettant sur pied un groupe de travail associant les communes concernées ainsi que les riverains en vue d’élaborer un nouveau projet plus fédérateur.