Tournai-Ath-Mouscron

Fabrice Schimenti, sociétaire du TRIGT, s’est fixé l’ironman de Nice comme objectif

ELLEZELLES Certains tombent dans la marmite tout petit. Mais ce n’est pas le cas de Fabrice Schimenti. Membre du TRIGT, Fabrice a pris goût au triathlon il y a quelques années seulement. À 41 ans, cet habitant d’Ellezelles est donc venu sur le tard à cette discipline mais, aujourd’hui, il n’en décroche plus. Moniteur sportif à la Défense nationale sur Tournai, Fabrice a été entraîné dans l’aventure par un collègue membre de l’équipe nationale militaire.

“J’avais alors 35 ans. J’étais déjà branché course à pied, puis je me suis mis au vélo avec lui. Ensuite est venu l’entraînement en piscine, ce dont j’avais horreur auparavant. Je ne savais pas faire 100 m en crawl.”

Mais les temps ont bien changé pour Fabrice, attiré par les longues distances après avoir essayé toutes les longueurs de parcours. L’objectif qu’il s’est fixé n’est pas mince : voir Nice. Mais ni ses palaces ni la très célèbre promenade des Anglais !

“Non, fin juin, je compte prendre part à l’ironman de Nice, compétition qualificative pour l’ironman de Hawaï, la plus grande épreuve dans la discipline.”

Pour rappel, un ironman comporte 3,8 km à la nage, 180 km sur le vélo et, en guise de dessert, un marathon de 42,195 km. Bref, du très costaud. “Il faut donc bien se connaître et s’entraîner par rapport à ses propres possibilités. Je ne veux pas me brûler non plus.”

Depuis deux ans, Fabrice est aussi pris en charge par Phizone, plate-forme d’aide aux sportifs et aux entreprises. “J’ai été mis en contact avec M. Fauville, le directeur sportif de Phizone, par le biais d’un de ses athlètes de haut niveau. Phizone m’envoie un menu d’entraînement hebdomadaire, en fonction de mes objectifs et également de mes disponibilités.”

La semaine type de Fabrice comprend trois séances de natation, trois ou quatre sorties vélo et quatre ou cinq entraînements en course à pied, dont un sur piste.

En d’autres termes, il s’agit quasiment d’un entraînement de pro alors que Fabrice a un boulot à côté. Il en va ainsi pour la plupart des athlètes du TRIGT, qui ne comptent pas leurs heures sur le bitume, en piscine ou sur un vélo. Le vendredi, notre triathlète s’accorde tout de même une journée de repos dans cet agenda sportif surchargé.

Depuis le début de la saison 2010, Fabrice s’est signalé un peu partout dans le pays. Il a aligné les bonnes performances. Fabrice a ainsi terminé 40e du cross Masters militaire à Ostende, a fini 26e du jogging de Baudour, 3e du Raid des tailleurs de pierres et 12e des Crêtes de Spa (3e vétéran) très récemment.

“Je prends part à des épreuves du challenge Défi 13 ou du challenge ACRHO pour parfaire ma condition.”

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, cet exemple montre qu’on peut rester compétitif après 40 ans.



© La Dernière Heure 2010