Tournai-Ath-Mouscron Le bourgmestre reproche à son adversaire du MR de jeter le discrédit sur sa personne

À quelques mois du retour aux urnes, les escarmouches se multiplient entre Philippe Mettens et le chef de file de l’opposition libérale. Ce climat conflictuel n’a pas échappé aux observateurs de la vie politique flobecquoise, ni aux habitués des séances du conseil communal où les débats de fond sont souvent relégués au second plan. Une situation que déplore Philippe Mettens..

"Lui et moi n’avons (ou ne devrions avoir) de compte à rendre qu’à nos concitoyens. S’il répond à un appareil et à des ambitions personnelles, moi, seuls les Flobecquois me préoccupent. Je hais la politique politicienne et ce à quoi j’assiste dépasse tout. C’est fort bien d’avoir des ambitions mais les élections, il faut les gagner sur le terrain des projets et pour ce faire, il faut respecter ses adversaires. Quand on vise l’homme comme au football, on s’exclut."

Le bourgmestre reproche à son adversaire de distiller des rumeurs portant atteinte à son honneur et à celle de sa famille.

"Je ne suis pas sûr que tous les membres du MR partagent la ligne empruntée et dépassée même par leur chef de file. Notre commune ne doit pas être un terrain de jeu politique ou de guérilla. En tous les cas, ça ne sera jamais comme ça avec moi".

Notre interlocuteur accuse encore Vincent Robin de réactiver sans cesse à des fins politiques le fameux dossier des rémunérations indûment perçues au début des années 2000 par les membres du collège suite à une erreur de calcul de la secrétaire communale et des receveurs de l’époque.

"Il s’agit d’une erreur administrative dont je ne suis nullement responsable. Je suis d’ailleurs en train de rembourser les dernières sommes trop perçues. Le problème, c’est que le leader du MR tente à nouveau de jeter le discrédit sur ma personne en insinuant qu’il y aurait eu des malversations et que j’aurais détourné de l’argent. En le prétendant un peu partout, y compris dans les lieux publics, il se répand devant témoins et devra, un jour prochain, rendre compte de ses allégations."

C’est à la tête d’une liste baptisée Flobecq Vivacité que Philippe Mettens se représentera en octobre prochain devant les électeurs. "Sans vouloir vendre la peau de l’ours, je pense que les Flobecquois(es) nous ferons de nouveau confiance dans l’isoloir parce que nous avons déjà montré ce dont nous sommes capables." Celle liste s’appuiera sur trois lignes directrices : une vision à incarner, un programme ambitieux et une équipe capable de le mettre en œuvre. "Forte de son dynamisme, de son expérience et de ses compétences, notre majorité sortante aborde l’échéance électorale avec sérénité. Nous avons la chance de former un groupe soudé et fraternel, une bande d’amis qui s’apprécient, se respectent et dont les qualités se complètent. La liste que nous dévoilerons prochainement se composera d’hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes, chevronné(e)s et novices, dont la seule ambition sera de travailler pour Flobecq en l’inscrivant dans son époque tout en lui permettant de conserver son charme et ses spécificités."

Notre interlocuteur avoue pourtant que l’idée même de campagne le heurte au plus haut point. "On en parle comme d’une bataille mais tout cela relève davantage du cirque. D’aucuns estiment qu’en montrant leur tête un peu partout quelques mois avant les élections, tout ira bien. Mais les citoyens ne sont pas idiots et ont du discernement. Ils savent décoder les postures."