Tournai-Ath-Mouscron Des élus de listes non étiquetées entendent se regrouper afin de pouvoir peser au sein des intercommunales.

En Wallonie picarde aussi, la campagne des communales a vu fleurir de très nombreuses listes citoyennes, dont certaines ont réussi à bousculer les partis traditionnels. Ce fut notamment le cas dans le Val de Dendre où des personnalités politiques telles que Marc Duvivier (Ath), Isabelle Privé (Lessines) ou encore Jean-Yves Sturbois (Enghien) ont choisi pour diverses raisons de prendre leurs distances avec les formations dites classiques.

À la veille de l’installation des nouveaux conseils communaux, la question de l’apparentement va forcément se poser pour ces candidats qui ont fait le choix de ne plus être inféodés à un quelconque groupe politique.

Pour rappel , l’apparentement correspond à la possibilité qu’a chaque élu de se rattacher à un parti politique qui peut être différent de celui dont il a défendu les couleurs en vue du retour aux urnes. Cette décision, rien ne l’oblige à la faire connaître lors de sa prestation de serment mais elle devra l’être au plus tard le 1er mars 2019 lorsque seront répartis les postes représentatifs au sein des intercommunales. Cette répartition s’effectue au prorata des apparentements mais une alternative, qui est celle du regroupement, s’offre aux mandataires non étiquetés.

Les leaders des mouvements précités (Liste athoise, Soci@libre, Enghien en mouvement) entendent bien profiter de cette possibilité que leur permet ce décret datant de 1999, lequel a été adopté pour mettre fin à la surreprésentation inégalitaire des partis nationaux dans les instances en question. Ils ont décidé d’unir leurs listes respectives et de convaincre les autres mouvements citoyens du Hainaut occidental de les rejoindre. "L’objectif est de faire en sorte que les candidats d’ouverture ainsi que ceux issus des listes citoyennes et du bourgmestre puissent avoir un poids et leur mot à dire dans les intercommunales et les autres institutions afin de représenter plus démocratiquement le choix de l’électeur", commentent les initiateurs de cette dynamique à laquelle adhère également l’ex-conseillère PS Cécile Cuvelier (Silly) qui, voici quelques mois, a claqué la porte de son parti !