Tournai-Ath-Mouscron Olivier Destrebecq se lance en politique après avoir changé d’univers professionnel.

En trois années, Olivier Destrebecq a pris deux virages importants. D’abord en changeant d’horizon professionnel en 2015, puis beaucoup plus récemment en décidant, à 45 ans, de se lancer en politique pour la première fois. Candidat sur la liste Pour l’avenir , le Baséclois n’a été débauché par personne. L’initiative vient de lui.

"Un dimanche matin, j’ai pris contact avec Bastien Marlot, tête de liste, dit-il. J’avais entendu parler du lancement de ce mouvement pluraliste, composé de gens dont on connaît l’orientation politique mais aussi de personnes sans étiquette. J’ai senti l’envie de remettre justement la personne au centre des débats. C’est ce que j’ai toujours fait dans ma vie privée et professionnelle. Bastien est venu à la maison et nous avons, ma femme et moi, discuté avec lui. À la fin de l’entretien, je lui ai dit que, si je pouvais être utile, j’étais partant. "

La candidature d’Olivier a été validée. Il faut dire que son CV s’avérait intéressant puisqu’il est bien connu à Basècles et qu’il a le contact facile. En politique, ça compte.

Auparavant, Olivier n’aurait de toute façon pas pu être candidat. "En tant que policier, cela m’était interdit." La police, une vocation. Après une première expérience à Nivelles, Olivier a répondu à une ouverture de poste au niveau de la commune de Belœil en 1998. Au service de la zone de police Beloeil/Leuze, il a eu l’occasion de travailler à la sensibilisation du jeune public dans les écoles. "J’étais chargé d’animer dans les écoles un programme de prévention. Il y était question de drogue, d’estime de soi. J’étais la personne-ressource dans les écoles en 5e et 6e primaires. Une magnifique expérience. Tous les enfants avaient mon GSM personnel. Parfois, en pleine nuit, l’un d’eux me prévenait que ses parents étaient en train de se battre. J’envoyais une équipe sur place. Plus tard, je voyais les parents. "

Olivier a aussi obtenu son brevet pour pouvoir, à l’académie, former les jeunes recrues en matière d’accidents de roulage. Il deviendra également motard à la police, là encore après une formation. Ces derniers temps, la philosophie de la maison, plus tournée vers le rendement, ne lui convenait plus. "Que faire ? J’en ai beaucoup parlé avec ma femme et j’ai décidé de faire une pause dans ma carrière. Mais je ne voulais pas rester à rien faire. Éducateur, je me suis dit que ce métier pouvait me correspondre. J’ai répondu à une annonce de la Pommeraie qui cherchait un chef d’unité pour son site de Quevaucamps. J’ai obtenu une dérogation avec obligation de passer mon diplôme de bachelier en éducation spécialisée. J’ai terminé mon cursus en juin dernier. "

Quand il a parlé de sa volonté d’être candidat à son directeur, Olivier a reçu une réponse positive. "Il m’a dit que cela ne posait pas de problème à partir du moment où je ne mélangeais pas les deux. Normal."

Geoffrey Devaux