Tournai-Ath-Mouscron Certaines listes aux communales comptent l’un ou l’autre (ex-) représentant d’un mouvement de jeunesse de sa commune. De quoi constituer un vivier politique ?

Ils sont jeunes, certains votent parfois pour la première fois au scrutin communal, mais ils se retrouvent déjà candidats. Les jeunes sont bien souvent une figure de choix pour les partis politiques, en quête de sang neuf.

Il arrive cependant que ces nouvelles têtes qui s’affichent depuis quelques semaines ne soient pas totalement méconnues. Des visages croisés au détour d’une quelconque manifestation sur le territoire de la commune, et dans laquelle ils sont impliqués.

Les membres de mouvements de jeunesse semblent répondre à cette rapide description. Sur les listes des élections de dimanche, on en dénombre quelques-uns. De la à y voir une stratégie politique de la part des partis, la question est posée.

Quatre de ces profils ont été rencontrés dans la région (voir ci-contre). Les têtes de liste respectives ont donc répondu à cette même interrogation : recruter des candidats au sein d’un mouvement de jeunesse, est-ce stratégique ?

"Je suppose que oui, parce que les animateurs ont des responsabilités", avance Jordan Renard, à la fois président du Patro des P’tits du Mont à Mont-de-l’Enclus, et tête de liste ACE. "Ils savent ce que c’est que d’avoir des week-ends crevants, d’être des citoyens engagés, de faire preuve de respect, etc." Ce sont donc ces compétences qui justifient leur présence sur les listes.

Des atouts "qui peuvent compter" en politique, ajoute Michel Casterman, tête de liste IC à Rumes. Mais "la stratégie est présente dès lors qu’on doit constituer une liste la plus représentative possible. Il y a un brassage social au sein des mouvements de jeunesse."

Choisir quelqu’un des Scouts, du Patro ou autre sur sa liste ne semble d’ailleurs pas être un gage de voix assurées. "On ne va pas frapper à la porte de tous les patronnés pour dire d’en avoir un", plaisante Aurélien Brabant, numéro 1 de Community à Pecq.

Dans le sens contraire, ces jeunes peuvent aussi espérer faire valoir leurs intérêts, en se présentant aux élections. "C’est un moyen de relayer leurs demandes" du fait d’être au contact des politiciens, souligne Muriel Delcroix, tête de liste IC à Brunehaut. Parole aux principaux intéressés, désormais.