Tournai-Ath-Mouscron La gestion financière de la Ville risque d’être difficile prochainement

Plus de deux mois après que la tutelle a rejeté le budget 2018 de la Ville d’Ath qui était alors en déficit, c’est finalement un exercice en boni (un peu plus de 500.000 euros pour l’exercice propre et 5,3 millions pour le boni global) qui était proposé au conseil communal lundi soir.

Ce budget a été approuvé par la majorité PS-MR ainsi que par Cécile Dascotte qui siège comme indépendante depuis son départ du CDH. Les groupes Ecolo et CDH ont préféré s’abstenir dans ce vote.

Si le budget est désormais positif, c’est grâce au CPAS et à la police, comme l’a fait remarquer Christophe Degand (MR), l’échevin des Finances. "Le budget 2018 est à l’équilibre grâce aux efforts accumulés par le CPAS et la zone de police sur les années antérieures", précise l’échevin MR.

Philippe Chevalier (PS) estimait quant à lui que le fait d’aller chercher dans les caisses des autres n’était pas une bonne chose. Ce à quoi Marc Duviver (PS) a rétorqué : "La zone de police et le CPAS ce sont des caisses de l’administration communale aussi. Tout se rassemble, c’est le même bureau. Ce n’est juste pas le même tiroir. S’ils ont un jour besoin d’argent, la commune sera là pour en donner."

Laurent Postiau (CDH) se réjouit que ce budget soit enfin en boni mais il juge que celui-ci est dangereux pour la future mandature. "Un effort est entamé mais tardivement et à charge de ceux qui gèreront le budget plus tard."

Pour Ronny Balcaen (Ecolo), l’optimisme doit maintenant être de ri-gueur avec ce budget qui va enfin permettre à la Ville de fonctionner à nouveau de manière pleine. "Nos services communaux auront ainsi vécu pendant six mois sous le système des douzièmes provisoires. Soyons positifs, mieux vaut tard que jamais…. Positifs et aussi optimistes. C’est l’occasion de développer encore la créativité et l’imagination des services. De laisser libre cours à l’initiative citoyenne et la capacité des Athois à s’engager ensemble autour de projets novateurs. Tout ne doit pas être fait et pris en charge par la Ville."

Ce budget, pour être approuvé par la ministre des Pouvoir locaux Valérie de Bue (MR), a aussi dû être accompagné d’un plan de gestion pour les années futures.

Axel Mercier