Tournai-Ath-Mouscron

Un habitant de la place de Chièvres s’est indigné auprès des autorités communales de l’enlèvement récent d’un nid de tourterelles turques ayant élu domicile dans une corniche de l’hôtel de ville. “J’ai assisté de mes propres yeux à cette destruction volontaire ayant causé la chute mortelle de plusieurs oisillons. J’ai été d’autant plus outré et surpris que ces oiseaux ne dérangeaient personne”, témoigne Nicolas Glenn.

Ce dernier n’a pas hésité à dénoncer cette pratique totalement illégale et passible de lourdes amendes (entre 800€ et 15.000€) auprès de la ligue royale belge pour la protection des oiseaux (LRBPO).

Celle-ci s’est empressée d’envoyer un courrier de réprimande au cabinet du bourgmestre tout en brandissant le spectre d’une plainte en cas de récidive. “La perturbation et la destruction intentionnelles d’oiseaux sauvages, de leurs nids et de leurs œufs sont interdits, a fortiori durant la période de nidification qui s’étale d’avril à septembre”, rappelle l’organisme en question.

La loi sur la conservation de la nature du 12 juillet 1973 prévaut tant pour les pouvoirs publics que pour les particuliers. En cas de nuisances dues aux déjections, la ligue de protection des oiseaux préconise la mise en place d’une planchette sous les nids afin de protéger des souillures les façades et les trottoirs.

Du côté de la commune, on fait son mea culpa d’autant que l’opération dénoncée par l’opposition MR lors du dernier conseil communal aurait pu mettre en péril la vie d’un ouvrier communal ayant reçu l’ordre de l’exécuter. De source bien informée, celui-ci n’était pas attaché et ne disposait pas d’une échelle suffisamment haute lui permettant d’atteindre ce nid en toute sécurité.

“J’ai moi-même été choqué suite à l’interpellation de ce riverain. Le mal est fait mais cela ne se reproduira plus, il s’agit d’une erreur de planification car l’intervention était initialement prévue trois mois plus tôt, en dehors de la période de reproduction. La personne l’ayant ordonnée ignorait les mesures alternatives à privilégier dans pareille situation”, regrette, un peu embarrassé, le bourgmestre Olivier Hartiel (PS).