Tournai-Ath-Mouscron Le tribunal correctionnel de Tournai vient de rendre son jugement dans l'affaire Brayan, un bébé de deux ans alors torturé par sa mère et son beau-père: une peine ferme de 12 ans pour la mère et de 11 ans pour le beau-père. 

Trois autres personnes ont également été reconnues coupables de la prévention de non-assistance à personne en danger. La grand-mère maternelle du petit et deux amis du couple ont ainsi été condamnés à des peines allant de 10 mois à un an de prison le tout avec un sursis de cinq ans.

En septembre dernier, Gaëlle Verhamme et Miguël D'Hondt ont comparu à la barre du tribunal correctionnel de Tournai où ils étaient poursuivis pour torture et traitement inhumain à l'égard de Brayan, alors âgé de deux ans, avec plusieurs circonstances aggravantes.

L'affaire avait éclaté en juillet 2013 lorsque Gaëlle Verhamme s'était présentée avec son fils Brayan aux urgences à Mouscron. L'enfant avait alors le corps recouvert de traces de coups et de brûlures.

Lors de l'audience, la mère contestait les faits de coups mais avouait être au courant des agissements de son compagnon. Elle ne l'avait pas dénoncé car elle avait peur pour lui.

De son côté, Miguël D'Hondt, le beau-père de Brayan, reconnaissait avoir porté des coups à l'égard du petit. Paradoxalement, c'est lui qui s'occupait principalement de l'enfant dans la vie quotidienne.

Aujourd'hui, la petite victime garde des séquelles irréversibles. Il ne voit que la ligne d'horizon et son invalidité est déjà estimée à 40%. Bientôt âgé de 7 ans, Brayan n'est toujours pas propre. C'est notamment la raison pour laquelle il avait été victime d'un tel acharnement.