Tournai-Ath-Mouscron

À de nombreux endroits dans l’entité d’Ellezelles, deux bus par jour seulement se dirigent vers Ath et ce, aux petites heures le matin.

François Otten, chef de file Ecolo et conseiller communal, veut rendre ce service bien meilleur pour la population. "Le constat est que, pour le moment, il n’y a qu’un ou deux bus par jour maximum pour aller vers Ath. Et ceux-ci sont bondés. Je ne considère dès lors pas cela du tout comme étant un service de transport public."

La ligne très fréquentée dans le village est celle du 87B qui relie Renaix à Enghien en passant par Lessines mais qui n’est pas importante aux yeux des villageois.

"Aujourd’hui, Ath est devenu un pôle très important avec une gare qui dessert de nombreuses destinations directes comme Mons, Tournai et Bruxelles, ainsi qu’avec de nombreuses écoles. Si on habite Ellezelles et qu’on n’a pas de voiture, nous sommes privés des transports en commun. C’est ça qui est vraiment dommage ! Si un service de train correct était assuré en gare de Lessines, nous ne pourrions encore trop rien dire. Mais depuis des années, ce n’est plus le cas !"

En plus de cette absence de transports en commun, les arrêts de bus sont parfois des endroits dangereux. "J’en ai fait l’amère expérience en prenant le train la semaine dernière. Nous attendions un bus le long d’une route où les voitures roulent vite et où il n’y a pas d’abri ni d’éclairage. C’est quand même assez dangereux d’attendre là", explique François Otten.

Des projets semblent donc indispensables. "Il faut élargir la plage horaire et permettre aux gens qui travaillent de se rendre facilement à Ath, même en dehors des horaires scolaires. Nous avons la chance de vivre dans une petite commune où la surface à desservir n’est pas immense. Nos moyens communaux nous permettent aussi d’avoir beaucoup de projets qui répondent vraiment à une demande de la population. C’est un point qu’il va falloir prendre à bras-le-corps et qui demandera beaucoup d’énergie. Cela me semble indispensable, car cela concerne tout le monde", conclut François Otten.