Tournai-Ath-Mouscron Pour le maïeur, il est exclu de délocaliser le ballodrome de la place du Trieu dont se plaignent des riverains

La cohabitation demeure très problématique entre plusieurs riverains de la place du Trieu (Vaudignies) et le club de balle pelote dont ils ne supportent plus les nuisances.

Le nouveau bourgmestre Olivier Hartiel (PS) hérite de cet épineux dossier qui fait à nouveau parler de lui après avoir rebondi, sans mauvais jeu de mots, sur la table du conseil communal. Pour le successeur de Bruno Lefèbvre, la commune est allée beaucoup trop vite en se lançant dans des travaux qui, pour rappel, ont dû être interrompus suite à l’absence de permis d’urbanisme.

Dans le détail , ces travaux prévoient l’installation de filets de protection devant les façades d’habitation ainsi que l’éloignement de l’aire de jeu. Faute de permis, il a fallu recommencer la procédure à zéro en organisant une nouvelle enquête publique qui s’est clôturée récemment. "Je n’ai pas changé d’avis depuis l’époque où j’étais échevin des sports. Les plaignants ont acheté leur bien immobilier en parfaite connaissance de cause. Ils ne pouvaient ignorer qu’il existe sur cette place un ballodrome depuis près d’un siècle. La commune a fait un effort financier mais, selon moi, il n’y avait pas lieu de réaliser de tels aménagements qui devraient être opérationnels pour la reprise du championnat au printemps 2019."

Associé à la majorité PS, le conseiller Ecolo Didier Lebailly n’est pas de cet avis et préconise, comme le réclament les riverains en colère, une délocalisation du ballodrome à la rue des Écoles où subsiste un ancien terrain en brique pilée susceptible d’accueillir les joueurs du club. "Cette alternative n’en est pas une et ne fera que déplacer le problème. Tant que je serai bourgmestre, ce ballodrome ne changera pas de lieu. Il y en a beaucoup d’autres en Wallonie picarde sans que cela ne pose le moindre problème."

Voilà qui a le mérite d’être clair mais qui ne va pas éteindre la polémique.

"Quand nous avons acheté notre maison en 2012, nous étions informés de l’existence de la balle pelote, mais sans imaginer que le nombre de rencontres aller s’intensifier à ce point, soit une septantaine par an !" répliquent les riverains, qui affirment vivre un véritable calvaire.B.D.