Tournai-Ath-Mouscron

TOURNAI

Consciente de divers faits de violence à la gare et aux alentours, la police y multiplie les actions

SÉCURITÉ Dans de nombreuses communes, un sentiment d’insécurité se crée dans les gares et aux alentours, où l’on parle parfois de zones de non-droit. C’est aussi le cas en Wallonie picarde. Les gares de Leuze-en-Hainaut, Lessines, Ath sont notamment évoquées, et Tournai plus récemment.

Ainsi, il y a une semaine, un vol avec violence a été commis à la place Crombez en pleine matinée. Trois personnes ont dérobé une voiture alors son propriétaire s’y était accroché. Début février, c’est un jeune homme qui a été molesté par d’autres jeunes, dont un mineur, qui avaient brandi un couteau. À la mi-janvier, c’est un agent de Sécurail qui a été agressé à la bombe lacrymogène après une altercation avec une jeune femme.

Ces problèmes ont visiblement émergé cet hiver. Il y aurait également des petits trafics de drogues. La police est bien consciente de la situation. “Nous avons remarqué que les chiffres étaient à la hausse du côté de la gare. Le nombre de plaintes déposées à la police a aussi augmenté. Aussi, contact a été pris avec la police des chemins de fer” , relève Philippe Hooreman, commissaire divisionnaire de la zone de police du Tournaisis. “Il s’agit surtout de comportements agressifs et de vols avec violence. Et manifestement, il y a un sentiment d’insécurité.”

Il y a deux semaines, Philippe Hooreman et son équipe sont donc passés à l’action et de renforcer leur présence sur le plateau de la gare. “La brigade canine et les services de proximité, qui étaient déjà présents, le seront encore plus. En collaboration avec la police des chemins de fer, nous procédons aussi à des contrôles de masse avec une quinzaine d’hommes répartis sur le plateau de la gare.”

Certains policiers sont en tenue, d’autres en civil. “Il y a eu un de ces contrôles, vendredi dernier entre 16 h et 18 h, et un autre ce mardi. Et nous continuerons de la sorte face à une présence accrue de personnes qui créent un sentiment d’insécurité à la gare. Le but est de rassurer les gens, les navetteurs, et de dissuader certaines personnes de passer à l’acte, comme des agressions ou des vols” , poursuit le commissaire divisionnaire.

“Nous allons marquer le coup, nous allons continuer à mettre la pression, mais la police toute seule ne va pas résoudre tous les problèmes.” La ville de Tournai pourrait en effet envoyer un éducateur de rue pour encadrer les jeunes et établir un dialogue constructif.

Philippe Hooreman ajoute enfin que quatorze auteurs de vols avec violence sur Tournai ont été identifiés en un seul mois. Certains ont été arrêtés, ou placés s’il s’agit de mineurs.



© La Dernière Heure 2011