Tournai-Ath-Mouscron Véronique Waroux a connu un petit coup de barre

"Faire carrière en politique, je n’y ai pas songé. Peut-on seulement y songer ?"

Véronique Waroux est arrivée dans le jeu de quilles en 2006. "J’étais le quota féminin", se plaît-elle à rappeler. "Je dis toujours qu’être en politique, c’est un trou dans le CV. Parce que quand ça s’arrête… En politique, on fait beaucoup de choses, on traite de nombreux sujets, mais après ? Ne sommes-nous pas à un moment trop généralistes ?"

Plusieurs options, en fonction du choix de l’électeur, bien entendu, mais avant tout du sien, s’offrent à la Bonsecouroise. "J’ai toujours travaillé dans l’inconscience de mon propre avenir. Retourner dans le privé ? Possible. J’ai été consultante indépendante, pour la ville d’Ath notamment. Mais ici, je n’ai pas de clients qui m’attendent. Qui voudra de moi au niveau professionnel ? Je sais que je devrai repartir de zéro si je ne fais plus de politique. Je pourrais peut-être faire revivre la guinguette qui a existé dans ma maison."

Sur les réseaux sociaux, Véronique Waroux a paru exprimer un coup de mou il y a quelques mois. Un mauvais passage. "Le syndrome Facebook existe, oui. C’est une forme d’exhibition. Mais on y livre toujours ce qu’on veut, que ce soit au niveau de sa vie familiale, de ses préférences culturelles ou politiques. C’est d’ailleurs marrant d’être catalogué en fonction des thèmes qui vous sont chers. Dès que vous évoquez le climat, l’environnement, vous êtes de gauche. Quand vous parlez de vision stratégique, d’urbanisme, ce sont des gros mots pour beaucoup, qui préfèrent parler de festivités. La Ville bouge soi-disant à Péruwelz, car il y a des événements. Pour moi, ça ne suffit pas. Il y a de l’argent régional à aller chercher pour développer des projets."