Tournai-Ath-Mouscron Une pétition circule contre les nuisances sonores et les problèmes de parking que génère le festival

Le festival LaSemo qui vient de se clôturer par un nouveau record d’affluence (28.500 entrées) casse les oreilles de certains riverains dont les habitations se situent à l’arrière du parc communal. Excédés par les nuisances sonores qui les empêchent de trouver le sommeil durant le long week-end du festival, ces Enghiennois ont décidé d’exprimer leur ras-le-bol via une pétition qui a déjà recueilli plus de 200 signatures.

Parmi les protestataires figurent des habitants de la rue du Château et du boulevard d’Arenberg mais aussi des commerçants qui, eux, se plaignent d’un sérieux manque à gagner à cause des problèmes de mobilité et de stationnement que génère le LaSemo dans le centre-ville.

"Toutes les places de parking étant squattées par les festivaliers, nos magasins deviennent difficilement accessibles pour la clientèle", déplore Carine, l’exploitante d’une boutique de prêt-à-porter située dans la rue Montgomery.

L’intéressée n’est pas la seule à douter des retombées économiques du festival au niveau local, du moins pour des petits commerces de proximité tels que le sien.

La polémique concerne également le bruit provenant des concerts et, peut-être plus encore, des campeurs. "Il n’est plus tolérable de subir un tel vacarme. Comment fermer l’œil avec ce boucan infernal qui dure parfois jusqu’à 5 h du matin", témoigne Patricia.

Cette riveraine de la rue du Château fait état de deux semaines de nuisances ininterrompues en tenant compte des opérations de montage et de démontage : "Croyez-moi, ceux qui ont les moyens quittent leur maison pour aller dormir à l’hôtel durant le festival ou choisissent de prendre leurs vacances à cette période-là."

Notre interlocutrice est, en outre, convaincue qu’elle a perdu sa jeune chienne de 20 mois - un Pyrénées des montagnes - à cause des décibels et du tapage nocturne. "Elle faisait des cystites de stress et j’ai dû la faire euthanasier !"

Résidant au boulevard d’Arenberg, Jeanine estime, elle aussi, qu’il est urgent de revoir le règlement du festival. "Je n’ai rien contre le LaSemo, c’est très bien pour les jeunes et les familles. On a envie qu’Enghien soit une ville vivante mais il faut aussi que les organisateurs veillent au respect et à la tranquillité des riverains les plus proches du parc."

À l’heure où la convention de partenariat entre la Ville et les organisateurs est arrivée à échéance, les pétitionnaires demandent à ce que celle-ci ne soit pas reconduite, du moins dans les conditions actuelles. Il appartiendra à la prochaine majorité de la renouveler ou non en 2019. "Tous les autres festivals ont lieu en rase campagne, loin des zones d’habitat, alors qu’ici, à Enghien, on fait ça en pleine ville sans se soucier du bien-être de la population."