Tournai-Ath-Mouscron Niezen emploie 22 personnes dans le secteur de la signalisation routière.

Président de la section brugelettoise du CDH auquel on prête des ambitions mayorales en 2018, Michel Niezen, 62 ans, est d’abord et avant tout un homme d’affaires perspicace qui, depuis le milieu des années 80, s’est forgé bien au-delà de nos frontières une solide réputation dans le domaine de la signalisation routière et touristique mais aussi de la régulation de la vitesse.

Ingénieur de formation et diplômé d’un master en management (gestion d’entreprise) à l’université de Boston, il dirige aujourd’hui trois sociétés au sein du florissant groupe qui porte son nom. Au total, celui-ci emploie 22 personnes parmi lesquelles des ingénieurs électromécaniciens ainsi que des ouvriers de chantier et d’atelier.

Après avoir débuté sa carrière professionnelle chez Mécatherm (Meslin-l’Evêque), Michel Niezen a lancé sa propre activité en 1986, d’abord à Enghien avant de s’établir le long de la chaussée de Mons, à Brugelette, à la tête de la société Niezen Traffic.

"Nous avons progressivement abandonné la fabrication de panneaux routiers pour nous spécialiser dans le travail d’impression et d’équipementier. Nous achetons les produits semi-finis (supports métalliques), avant d’y appliquer les symboles du code de la route et d’autres messages visuels", explique le patron.

Figurant parmi les leaders sur ce marché, Niezen Traffic réalise 95 % de son chiffre d’affaires en Belgique, le reste étant destiné à des pays d’Afrique francophone : Gabon, Sénégal, Rwanda… Rachetée en 2016, sa filiale Urbis conçoit et fabrique, elle, des panneaux de signalisation haut-de-gamme.

"Nous avons eu quelques beaux contrats avec les villes d’Anvers et de Malines mais aussi avec les organisateurs de Mons 2016 (piétonnier), la SNCB (gare bruxelloise) ou encore l’université de Liège."

Via ses sociétés Sirien, basée à Givry et Ledlite (Hasselt), le groupe Niezen gère, en outre, un parc de 200 radars préventifs et répressifs dans la partie francophone du pays.

"Nous avons été les premiers à commercialiser des radars digitaux - parmi nos clients étrangers figure la gendarmerie algérienne."