Tournai-Ath-Mouscron Le jugement n’a pas été rendu dans l’affaire du bébé mort dans les toilettes

Ce lundi, le tribunal correctionnel devait rendre un jugement qui avait été dans un premier temps fixé au 2 mai avant d’être une première fois reporté au 7 mai dernier. L’affaire en question est relative à une femme qui était poursuivie suite à un homicide par défaut de prévoyance ou de précaution sur son bébé. Des faits survenus alors en mai 2014.

Le tribunal a finalement décidé d’auditionner les médecins légistes et les experts en santé mentale avant de se prononcer sur le jugement. Ces différents professionnels seront ainsi entendus le 19 septembre prochain sur le coup de 14 h 30.

Pour rappel, la prévenue a tenté à de nombreuses reprises d’avoir un enfant avec son compagnon avec qui elle était mariée depuis douze ans. Des tentatives qui se sont à chaque fois révélées infructueuses. Cette situation difficile à supporter, elle a alors connu deux relations extraconjugales non protégées et est tombée enceinte.

La prévenue assure ne s’être jamais rendu compte de sa grossesse. Pourtant, les symptômes étaient présents. Elle a commencé à sentir des douleurs dans le ventre dès le mois de septembre 2013 mais elle n’avait pas consulté de médecin. Au fil des mois, les maux de ventre se sont multipliés et elle n’était plus réglée depuis plusieurs semaines.

Elle invoquait alors un déni de grossesse, ce que mettait en doute le représentant du ministère public à l’époque, lors de l’audience où un an d’emprisonnement avait été requis contre la prévenue.

"Le déni de grossesse, c’est l’absence de symptômes. Or ici, ils étaient bien présents. Elle n’avait plus ses règles depuis juillet 2013, elle a pris du poids de manière significative. Elle refusait également de se montrer nue devant son mari et se plaignait de maux de ventre. Lors de l’intervention des secours le soir des faits, le SMUR a été obligé d’employer la force pour la lever de la cuvette des W.-C. dans laquelle se trouvait l’enfant. Quand les secours lui ont appris qu’elle avait accouché, sa seule préoccupation était de savoir si son mari était au courant."

Son avocate, Me Dejonckheere, sollicitait l’acquittement. "Personne dans l’entourage de ma cliente n’aurait pu dire qu’elle était enceinte. Cela ne se voyait même pas. Elle n’a jamais senti le bébé bouger. Pour elle, elle n’était pas enceinte. En ce qui concerne son absence de règles, elle ne s’est pas plus inquiétée que cela puisqu’elle pensait que c’était l’aménorrhée qu’elle avait déjà connue par le passé."