Tournai-Ath-Mouscron Baptiste Leroy a interpellé le collège et le conseil suite à l’incident survenu à Tourpes

Début avril, 20.000 litres de mazout s’étaient échappés de la cuve d’une entreprise de Tourpes pour aller se déverser dans un rieu tout proche se jetant dans la Dendre. Mardi soir, lors du conseil, Baptiste Leroy, qui mènera la liste Ecolo, s’est fendu d’une interpellation citoyenne à propos de cette pollution.

"La protection civile et une entreprise spécialisée étaient intervenues sur le ruisseau à hauteur de Chapelle-à-Oie. Les bonnes volontés étaient là mais les moyens rudimentaires : un ballot de paille jeté dans le ruisseau, des boudins flottants attachés à des ficelles à ballots tendues sur des poteaux de fortune plantés çà et là. En aval du barrage, l’odeur et les tâches d’huile à la surface de l’eau ne laissent pas planer de doute : le barrage n’est que partiellement étanche. En amont, le constat est dramatique ! Du mazout a souillé les berges. L’odeur est forte et des taches d’huile apparaissent, assure-t-il. La station d’épuration en aval et la nappe phréatique sont menacées. Le service Environnement a appris l’événement par la presse ! Ce type de catastrophe ne devrait-il pas déclencher un plan d’action impliquant à la fois autorités politiques et services administratifs ? Cette réaction a été défaillante."

Il faudra ainsi remettre en état les sites souillés. "Il est à espérer que le principe du pollueur/payeur cher au ministre Di Antonio sera appliqué. Et la cause de la pollution ? Les entreprises de livraison de mazout, qui stockent des volumes gigantesques - plus de 200.000 litres dans ce cas - doivent, conformément au permis d’environnement délivré, établir un encuvement des tanks de stockage étanche. Ce dispositif n’a pas été efficace dans ce cas."

Il s’interroge aussi sur la gestion du bassin hydrographique de Leuze. "Leuze est une ancienne zone marécageuse. Des rieux et des ruisseaux, il y en a beaucoup sur la commune, plus de seize. Un contrat de rivière existe pour le bassin de la Dendre, mais Leuze n’y participe pas ! En 2009 et 2010, Ipalle a réalisé pour 1,5 million des travaux sur le système de collecte des eaux usées de Pipaix. Ces travaux visaient à ne plus utiliser le rieu des Broquets comme collecteur des eaux usées. Or, près de huit ans après la mise en service du collecteur de Pipaix, la situation n’a guère évolué. Les riverains se demandent pourquoi plusieurs fois par an ils voient leur ruisseau se colorer d’un blanc laiteux. A-t-on vérifié le fonctionnement du système de collecte ? La commune a-t-elle l’intention de mettre en œuvre un réel plan de gestion de son réseau hydrographique de seconde catégorie afin de reconstituer les milieux abîmés par l’homme ?"