Tournai-Ath-Mouscron Quentin Huart est tête de liste PS/LB pour sa première campagne comme candidat.

C’est une sorte de passage de témoin. Après avoir été couvé douze années sous l’aile de Daniel Senesael, Quentin Huart a été propulsé numéro un de la liste PS/LB à Estaimpuis. Un " cheminement crescendo " depuis ses débuts, le 14 février 2006, comme stagiaire en communication pour l’actuel bourgmestre sortant.

De stagiaire, il est ensuite devenu conseiller, puis tête de liste, en avril 2017, pour les élections communales du 14 octobre prochain. Trois mois plus tard, il reprend la présidence du CPAS. Au moment d’accepter ce poste, il se rend compte que la campagne électorale débute déjà. " C’était l’occasion de faire mes preuves. J’ai sauté dedans à pieds joints, explique-t-il. J’ai donc eu quinze mois pour montrer que j’étais capable de mettre des choses en place, tout en les faisant avancer. "

À cinq semaines de la date fatidique, il dit ne pas ressentir la pression de sa première campagne en tant que candidat, d’autant plus comme tête de liste. Pour lui, " rien ne change ", si ce n’est sa présence sur les affiches électorales, aux côtés de celui qui peut être considéré comme son père spirituel.

" Avec Daniel, on entretient une relation père-fils. J’ai été au front pour lui. J’ai longtemps travaillé dans son ombre, maintenant je dois me démarquer. " Comme si l’adolescence pointait le bout de son nez après douze années, Quentin Huart a pris de plus en plus d’indépendance.

Mais Daniel Senesael reste derrière lui. Vingt places derrière, pour être précis. Et l’on verra le soir du 14 octobre si le fils a dépassé le père. Un bon test pour ce dernier. " Je ne suis pas en quête de popularité. Si Daniel obtient le plus de voix, il sera bourgmestre. "

Ce sera en tout cas un bon indicateur de l’intégration de Quentin Huart, mauldois d’origine, et estaimpuisien d’adoption. " Je suis présent auprès des Estaimpuisiens depuis douze ans. J’ai commencé comme conseiller, puis président du CPAS et maintenant tête de liste. C’est un cheminement qui s’est fait naturellement. Je ne prends pas du tout cela comme un parachutage. "

Tout comme lui s’est intégré sur le territoire de la commune, il compte impliquer tous les nouveaux venus, afin qu’Estaimpuis " ne devienne pas une ville-dortoir". La proximité avec la frontière française amène des résidents français, et il s’agit de ne pas les oublier. " Nous avons deux représentants français sur notre liste. Pour faire des voix, il faut évidemment voir les différents profils qui composent la population. "

Florentin Vincke

Quentin Huart, parachuté tête de liste ?