Tournai-Ath-Mouscron Le maïeur redoute que la fin de la gratuité n’entraîne des problèmes de mobilité dans le centre-ville.

Pour les nombreux navetteurs qui transitent quotidiennement par la gare de Leuze-en-Hainaut, la gratuité de l’accès au parking de la SNCB appartient depuis quelques jours à une ère révolue.

Pour y stationner leur véhicule, les usagers du rail fréquentant chaque jour par centaines la station ferroviaire de la cité bonnetière devront désormais s’acquitter d’un abonnement annuel de 336 €. Il leur en coûtera 16,10 € à la semaine et 32,20 € au mois. Moyennant une redevance journalière de 14 € contre 6,50 € pour les clients de la SNCB, les non voyageurs pourront continuer à s’y parquer.

Installés voici déjà quelques mois, les équipements nécessaires au contrôle des automobilistes occupant le parking des chemins de fer sont à présent opérationnels.

Pour la SNCB, l’instauration du système payant vise à mieux rentabiliser ses espaces de stationnement tout en améliorant son réseau ainsi que ses services par le biais de l’argent supplémentaire qui rentrera dans ses caisses. Après Tournai, Leuze-en-Hainaut devient ainsi la seconde ville de Wallonie picarde où ce dispositif entre en vigueur.

Tout porte à croire que d’autres gares situées sur le territoire du triple arrondissement adopteront tôt ou tard la formule payante en ce qui concerne les emplacements de parking mis à la disposition de la clientèle voyageant en train pour le travail ou à d’autres fins.

À Leuze, force est de constater que la suppression de la gratuité du parking de la gare dissuade déjà beaucoup d’automobilistes soucieux de trouver facilement une place à proximité du centre-ville… de le squatter aux frais des gestionnaires du rail belge.

Si l’accès payant plaide en faveur de la SNCB, il ne fait pas forcément le bonheur des autorités communales. "Les non-navetteurs qui avaient l’habitude de se stationner à cet endroit investissent désormais les artères commerçantes proches de la gare. Cela risque d’obliger la Ville à opérer des changements en matière de stationnement et de mobilité dans le centre-ville", laisse entendre le bourgmestre, Christian Brotcorne (Idées-CDH).