Tournai-Ath-Mouscron

La commune d’Estaimpuis a déjà pris une bonne résolution pour cette année 2018. Elle va continuer à engager sept éco-cantonniers. Un par village de l’entité.

"Nous avons lancé cette expérience cette année", explique le bourgmestre d’Estaimpuis, Daniel Senesael (PS). "L’interdiction des produits phytosanitaires nous a contraints à changer notre fusil d’épaule et nous avions donc engagé sept cantonniers à partir du printemps pour une durée de six mois. Ces cantonniers ont été chargés de retirer les mauvaises herbes, de l’entretien des rues de l’entité, des filets d’eau, des trottoirs, des espaces publics… Ils ont également donné un coup de main aux fossoyeurs dans les cimetières de l’entité pour que les cimetières soient propres pour la Toussaint."

Le travail réalisé par les cantonniers a été très bien perçu, tant par la population que par les autorités communales. "Nous avons vu la différence. Nous avons même prolongé le contrat de deux travailleurs", indique Daniel Senesael. "Ces cantonniers sont finalement également les yeux de la commune et les oreilles de la population. Ils nous rapportent ce que nos concitoyens leur disent, ils nous disent quand des panneaux de circulation sont couverts de tags…"

La commune d’Estaimpuis va ainsi renouveler les contrats des sept cantonniers et elle va même agrandir leur période de travail, du 15 mars au 26 octobre. Soit sept mois et demi.

C’est donc un retour gagnant pour les cantonniers de village, que la population connaissait il y a quelques décennies et qui ont disparu de la circulation à cause des produits phytosanitaires.

La commune d’Estaimpuis veut même aller plus loin dans la démarche. "La population est très contente du travail des cantonniers mais quand ils reprendront le travail, nous allons mener une action de sensibilisation et rappeler ce que la commune doit faire et ce qui est à charge des citoyens", souligne encore le bourgmestre.

La majorité socialiste songe enfin, pour contrer la problématique de l’interdiction des produits phytosanitaires, à créer des cimetières verts. Des cimetières où le minéral laisse la place au végétal.