Tournai-Ath-Mouscron Les agriculteurs sont invités à apporter leur pierre à l’édifice

La Province de Hainaut débloque 2,2 millions d’euros pour le dédoublement d’un tronçon rieu de Barges, depuis l’hôpital IMC jusqu’à son rejet dans l’Escaut, afin d’accélérer l’évacuation des eaux et de lutter contre les inondations. Des travaux auxquels participera également financièrement, à une plus petite échelle, la Ville de Tournai. Ce sujet a été débattu ce lundi soir, lors du conseil communal de Tournai.

"Ce projet améliorera le flux du cours d’eau et diminuera les risques d’inondations le long du rieu de Barges, y compris à Esplechin et Froidmont", se réjouit la conseillère communale Hélène Leleu (MR). "Il serait également utile de nettoyer fréquemment le cours d’eau et de dédoubler les pertuis à certains endroits à Ere."

La conseillère communale Coralie Ladavid (Ecolo) approuve également les travaux, mais elle émet quelques réserves. "Nous ne sommes pas contre le dédoublement mais cela doit également s’accompagner de projets en amont. Il faut par exemple développer des initiatives comme des haies et des fascines pour éviter les inondations. Des subsides peuvent être obtenus dans ce cadre, et il serait également intéressant de sensibiliser les agriculteurs à cette problématique. Je ne veux pas obliger les agriculteurs à faire ceci ou cela, mais les aider."

L’échevin de l’Agriculture Philippe Robert (PS) préside également l’ASBL Contrat de rivière Escaut-Lys. "Par rapport aux agriculteurs, le problème est que les administrations communales n’ont aucun moyen de pression. Il faut toujours le bon vouloir des agriculteurs. Avec le Parc naturel des plaines de l’Escaut, une personne joue à la médiation. Un accord a par exemple été trouvé avec un agriculteur de Vezon. Il est clair que nous avons besoin des agriculteurs. Ils peuvent nous aider. Les inondations, c’est l’affaire de tous."

"Les agriculteurs sont prêts à faire des concessions et de manière raisonnée", ajoute Hélène Leleu.

L’ASBL Contrat de rivière Escaut-Lys développe également un projet-pilote pour la vallée du rieu de Barges. "Il s’agit de se rendre dans les habitations et de faire un diagnostic de la maison, pour faire en sorte de diminuer les conséquences des inondations."

Ce projet-pilote pourrait, s’il fonctionne, être développé sur toute l’entité.